Kinshasa : l’importance de la commercialisation des tisanes expliquée lors du festival Kwanza Baobab

Kinshasa, 23 décembre 2025 (ACP).- L’importance de la commercialisation des tisanes a été expliquée aux entrepreneurs à Kinshasa (capitale de la République démocratique du Congo) en marge de la deuxième journée du festival Kwanza Baobab, consacré à la promotion de l’entrepreneuriat et du savoir-faire local, a appris l’ACP mardi auprès de l’organisatrice.

« La commercialisation et la distribution des produits Made in Congo et Made in Africa, principalement des tisanes et des cafés locaux aux vertus thérapeutiques issues des plantes du terroir, constituent le cœur de notre activité. Nous mettons en avant le bien-être à travers les différentes vertus des plantes locales, tout en proposant des pâtisseries +fait maison+, inspirées du goût des recettes de grand-mère », a déclaré Mamie Meta, entrepreneure et bâtisseuse d’écosystèmes.

«Je fais partie des entrepreneurs ou +congopreneurs+, qui mutualisent l’espace de vente du festival Kwanza Baobab. J’y ai installé un coin de tisanerie avec mon entreprise +Mombongo Services+ », a-t-elle ajouté.

Mme Mamie Meta a indiqué que sa participation à cette première édition du festival vise notamment à faire connaître la tisanerie qu’elle développe, à expliquer les différents mélanges de plantes et leurs bienfaits pour la santé des hommes et des femmes, mais aussi à créer des opportunités de collaboration avec d’autres entrepreneurs.

« Il est important pour moi de rencontrer d’autres porteurs de projets qui souhaitent commercialiser leurs produits et développer des partenariats d’affaires », a-t-elle signifié.

Abordant la thématique de l’autodétermination entrepreneuriale, débattue au cours de cette deuxième journée, Mme Mamie Meta, également coach, a insisté sur les défis liés au positionnement des petites et micro entreprises.

Elle a relevé que de nombreux projets peinent à évoluer en raison d’une dispersion des entrepreneurs dans plusieurs secteurs d’activités, au détriment d’une spécialisation claire. « Il est essentiel de se positionner correctement dans la chaîne de valeur et, en cas de diversification, de faire des choix judicieux en matière de collaboration », a-t-elle recommandé.

Elle a par ailleurs, évoqué les défis spécifiques auxquels font face les femmes entrepreneures, appelées à concilier leurs rôles de femme, d’épouse, de mère et de cheffe d’entreprise. « L’entrepreneuriat est souvent perçu comme une activité secondaire ou de subsistance, alors qu’il s’agit d’une véritable profession capable de propulser la femme beaucoup plus loin », a-t-elle fait observer.

Les échanges ont également été animés par Mme Linda Endundo, initiatrice du festival et intervenante au sein du cadre de dialogue, qui a axé son intervention sur la clarification du concept d’autodétermination de l’entrepreneur congolais. Elle a expliqué que l’entrepreneuriat recouvre plusieurs réalités, allant du commerçant au consultant indépendant, en passant par le dirigeant d’une entreprise structurée.

« L’autodétermination commence par l’identification du type d’entrepreneur que l’on est, puis par la définition claire de son modèle économique, de sa stratégie, de sa vision et de son orientation », a-t-elle indiqué, insistant sur l’importance de la rentabilité, de la distribution des produits et de l’adaptation continue du projet entrepreneurial.

Lancé samedi 20 décembre 2025, le festival Kwanza Baobab se poursuit à Kinshasa avec d’autres activités dédiées à la promotion de l’entrepreneuriat local, de la créativité, de l’innovation et à la réflexion sur le développement économique endogène.

ACP/C.L.

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