Kinshasa : présentation de l’expérience de la zone économique spéciale

Kinshasa, 5 mars 2026 (ACP).- L’expérience de la zone économique spéciale (ZES) et la transformation du bois au Gabon ont été présentées jeudi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), lors d’un appel à communication organisé dans le cadre du premier colloque international de la Faculté d’économie et de développement.

«La RDC a mis en place un régime de zone économique spéciale (ZES) afin d’attirer des investissements, d’encourager l’industrialisation, de créer des emplois et de promouvoir la transformation locale des matières premières. Ces zones sont régies par la loi du 7 juillet 2014 », a expliqué le professeur Patrick Plane.

Selon lui, l’objectif de ces zones est de faciliter l’industrialisation locale à travers la réduction de l’exportation des matières brutes, l’octroi d’avantages fiscaux et douaniers aux entreprises et aux aménageurs investisseurs, ainsi que l’encouragement à la montée dans la chaîne de valeur par la transformation.

Les zones économiques spéciales de Kinshasa-Malebo ont notamment pour particularité d’être développées pour la transformation du bois, entre autres filières agroalimentaires et pharmaceutiques. Elles visent à réduire l’exportation des matières premières brutes et à favoriser le développement de l’industrie locale du bois, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le professeur Plane a fait savoir que dans le secteur forestier au Gabon, les années 1990 et 2000 ont été marquées par plusieurs initiatives visant à promouvoir l’essor de la transformation du bois. Les premières réformes sont intervenues avec la promulgation, le 31 décembre, de la loi portant Code forestier.

« Entre 2004 et 2007, les décrets d’application de ce Code ont précisé les modalités de mise en œuvre de la loi, notamment les conditions et obligations d’investissement dans des unités de sciage ou de déroulage. Cependant, les engagements du secteur privé étant restés en deçà des attentes, cette inertie comportementale s’explique notamment par la concurrence agressive sur le marché international du bois brut », a-t-il expliqué.

Le professeur a précisé que face à cette situation, des mesures fortes ont été prises, notamment l’interdiction d’exportation des grumes en 2010 et le lancement de la zone économique spéciale de Nkok, devenue effective en 2012.

« Les industries forestières de transformation au Gabon comptaient, en 2021, 63 unités de transformation installées dans la zone de Nkok et 96 autres unités hors de cette zone », a-t-il conclu.

ACP/C.L.

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