Kinshasa : un projet de coopération numérique et technologique au centre d’échanges

Kinshasa, 18 février 2026(ACP).- Un projet de coopération académique, numérique et technologique a fait l’objet d’échanges entre l’Institut supérieur des techniques médicales de Kinshasa (ISTM -KIN) et des partenaires grecs à Kinshasa capitale de la République démocratique du Congo (RDC), selon un document consulté mercredi par l’ACP.

« À l’initiative de son excellence Madame l’Ambassadrice de la RDC en Grèce, l’ISTM Kinshasa a reçu mardi la mission exploratoire de l’entreprise médicale grecque » MedicAssist « , conduite par le Dr Georges Spiliopoulos. Les échanges ont porté sur la création d’un dispositif structuré de formation avancée destiné au personnel scientifique et académique de l’ISTM, dans un contexte marqué par l’intégration accélérée du numérique médical, de la biotechnologie, de l’intelligence artificielle et de la télémédecine dans les systèmes de santé », a-t-on lu dans le document du Secrétariat général de la Recherche à l’ISTM- Kinshasa.

Le partenariat envisagé  selon la source, repose sur un principe central : toutes les activités de formation, de transfert, de technologie et d’implémentation des plateformes se dérouleront en RDC. Les experts grecs interviendront localement par missions techniques, laboratoires pédagogiques installés sur site et enseignement hybride supervisé à distance. 

La source a ajouté que cette approche vise explicitement à éviter la migration académique définitive et à garantir que les compétences, équipements et savoir-faire restent intégrés dans l’écosystème national de santé.

Trois piliers du projet 

Par ailleurs, le cadre proposé dans ce projet, s’articule autour de trois piliers:  la formation qualifiante basée sur les modules intensifs spécialisés dispensés à Kinshasa, co-encadrement de mémoires et thèses à distance, programmes conjoints, professionnalisant  et certification internationale délivrée localement.

Il s’agit également de la modernisation pédagogique : déploiement de simulateurs cliniques, plateformes numériques d’apprentissage, formation des enseignants aux méthodes par compétences et aux technologies biomédicales.

Et l’innovation et recherche appliquée : création d’unités pilotes (diagnostic spécialisé, télémédecine, maintenance biomédicale), accompagnement à la certification qualité et développement de projets répondant aux besoins sanitaires congolais.

Selon la source, ce partenariat public-privé visera un impact opérationnel mesurable : montée en compétence du corps académique sans expatriation, autonomie progressive du diagnostic avancé, réduction des évacuations sanitaires, et production scientifique conjointe. Un comité mixte assurera le suivi d’indicateurs de performance (personnels formés, modules implantés, équipements opérationnels, projets actifs).

« Ce dispositif se veut donc un mécanisme de transfert technologique localisé, orienté vers la consolidation des capacités nationales, plutôt qu’un programme classique de mobilité internationale susceptible d’alimenter la fuite des cerveaux », a conclu la source.

Dirigé à ce jour par la professeure Joséphine Ntumba,  en qualité de Directrice générale, l’ISTM -Kinshasa, organise plus de dix sections des techniques médicales, une école doctorale et plusieurs centres de recherche et laboratoires. ACP/C.L.

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