Un acteur recommande l’intégration du coaching entrepreneurial dans les politiques publiques en RDC 

Kinshasa,  18 février 2026(ACP).- L’intégration du coaching entrepreneurial dans les politiques publiques a été recommandée par un acteur du secteur  au cours d’un échange avec l’ACP à Kinshasa capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« Nous recommandons d’intégrer le coaching entrepreneurial dans les politiques publiques, avec suivi et évaluation des pratiques », a indiqué Gabriel Lumengo, acteur dans secteur de l’entrepreneurial.

L’acteur a dit avoir fait une analyse intitulée  « Coaching entrepreneurial en RDC : entre auto-régulation et vide institutionnel » où il  a mis en lumière les avancées du secteur, tout en soulignant le vide institutionnel qui freine sa pleine professionnalisation.

« Face au chômage des jeunes, à la prédominance du secteur informel et au manque d’accompagnement structuré, les entrepreneurs ont besoin d’outils capables de renforcer leurs compétences, clarifier leurs projets et améliorer leur résilience. Le coaching entrepreneurial répond à ce besoin ; il aide à développer le leadership, la prise de décision et la performance individuelle et collective », a-t-il précisé.

M. Gabriel Lumengo a également évoqué l’encadrement juridique incomplet auquel souffre le métier de coaching entrepreneurial actuellement pour se professionnaliser.

Rappelant les deux principaux documents officiels qui encadrent l’entrepreneuriat en RDC (PRONADEC, un programme destiné à soutenir les petites et moyennes entreprises et l’entrepreneuriat, ainsi que  l’Ordonnance-loi n°22/030 promulguée le 8 septembre 2022 pour encadrer les startups et stimuler l’innovation), il a signifié que le coaching entrepreneurial y est mentionné mais sans définition précise du métier ni des compétences requises pour l’exercer. 

Vers une professionnalisation progressive

Selon M. Lumengo à l’échelle mondiale, les pratiques des organisations internationales comme International Coaching Federation (ICF) et de l’European Mentoring and Coaching Council (EMCC), proposent des référentiels de compétences et des codes d’éthique reconnus, que plusieurs pays africains ont déjà intégrés dans leurs cadres institutionnels ou associatifs. 

Cependant, il a affirmé que  ces expériences peuvent constituer des sources d’inspiration pour la RDC, qui pourrait adapter ces modèles à ses réalités économiques et sociales. L’acteur du secteur entrepreneurial Shango a ainsi plaidé pour une approche progressive.

« Il ne s’agit pas d’imposer un cadre rigide, mais de consolider les dynamiques existantes et de construire une reconnaissance légale concertée entre l’État et les acteurs du secteur », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il a estimé que le coaching entrepreneurial en RDC se trouve « à un tournant décisif ». Entre vide institutionnel et dynamique d’auto-organisation, le secteur témoigne d’une capacité d’innovation et d’adaptation.

« L’enjeu n’est pas seulement la reconnaissance du métier de coach, mais la qualité de l’accompagnement offert aux entrepreneurs congolais. Professionnaliser le coaching, c’est renforcer durablement l’impact de l’entrepreneuriat sur le développement national »,a-t-il  conclu. ACP/C.L.

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