Kisangani, 11 juillet 2026 (ACP).- La Coopérative des cultivateurs de cacao (COCUCT) de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a été présentée comme modèle national par le ministère du Développement rural, a annoncé son coordonnateur, au cours d’un point de presse tenu samedi à Kisangani.
« Nous avions reçu pour objectif de réaliser 880 hectares de cacao. Au final, nous avons implanté 1.237 hectares. Ces résultats ont convaincu le ministre que notre coopérative constitue un modèle capable d’inspirer les autres organisations du pays », a déclaré Dominique Kasimba, coordonnateur de la COCUCT.
Selon lui, cette performance présentée lors de la journée internationale des coopératives célébrée à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, au centre de la RDC, a conduit le ministère du développement rural à retenir l’expérience de la COCUCT comme référence pour améliorer la mise en œuvre des projets de développement rural et promouvoir une culture de résultats au sein des coopératives.
Evoquant les perspectives de son organisation, M. Kasimba a indiqué que la COCUCT ambitionne de devenir une coopérative nationale et multisectorielle, avec une implantation progressive au Maniema, au Bas-Uélé et dans l’espace Katanga. « Nous voulons partager notre expérience avec les autres coopératives afin de contribuer au développement de l’économie rurale et à l’amélioration des conditions de vie des producteurs », a-t-il affirmé.
Les coopératives invitées à intégrer le registre national pour accéder aux appuis gouvernementaux
Par ailleurs, M. Kasimba a appelé, toutes les coopératives de la province à intégrer sans délai le registre national afin de bénéficier des futurs accompagnements techniques et financiers du Gouvernement.
« Toutes les coopératives sont appelées à se faire enregistrer au registre national. Celles qui disposaient déjà d’un numéro provincial doivent désormais intégrer ce nouveau registre afin d’être reconnues par l’État et de bénéficier des futurs accompagnements du Gouvernement et de ses partenaires », a-t-il précisé.
Pour le coordonnateur, cette réforme permettra au ministère du développement rural de disposer d’un répertoire national facilitant l’identification, la structuration ainsi que l’accompagnement de ces organisations dans les différents secteurs de l’économie rurale.
« Le gouvernement ne peut pas accompagner des coopératives qui ne sont pas officiellement enregistrées. La structuration et l’enregistrement constituent la première étape avant tout appui technique ou financier destiné aux populations vivant en milieu rural », a-t-il martelé.
Il a enfin invité toutes les coopératives de la Tshopo à abandonner l’individualisme, à se structurer et à intégrer le registre national, condition indispensable pour accéder aux futurs mécanismes d’appui du gouvernement. ACP/Kis/M

