Kinshasa, 22 avril 2026 (ACP).– La relation économique entre la France et la République démocratique du Congo (RDC) a été saluée mercredi par l’ambassadeur de France en RDC, lors du lancement de la 9ème édition de la Semaine française de Kinshasa.
« Nous sommes, en effet, conscients des opportunités exceptionnelles qu’offre la RDC(…) dans de la relation économique franco-congolaise. Je sais que les membres du gouvernement présents aujourd’hui en parleront mieux que moi. La RDC est un acteur central face aux enjeux du changement climatique, qu’il s’agisse de la protection et de la valorisation des forêts du bassin du Congo ou de la transition énergétique », a déclaré Rémy Maréchaux, ambassadeur de France en RDC.
Il a fait savoir que la France, avec ses pouvoirs publics comme ses entreprises, ont intérêt à accompagner les projets stratégiques notamment du Couloir vert et celui d’Inga 3 et à encourager l’augmentation de la production.
Il s’est dit heureux de pouvoir lancer cette neuvième édition de la Semaine française de Kinshasa. « La Semaine française est toujours un événement important dans la relation franco-congolaise. Je remercie, à cet égard, la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise (CCIF) d’animer ainsi la relation économique entre nos deux pays. Je tiens également à remercier nos partenaires congolais pour leur mobilisation et l’organisation de cette semaine », a indiqué Maréchaux.
« Je pense particulièrement à la Fédération des entreprises du Congo (FEC), mais également à l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI). Cette année, la Semaine française prend une dimension particulière avec la venue d’une délégation de vingt-cinq entreprises, emmenée par le MEDEF International. C’est un événement très important dont nous nous réjouissons. Je souhaite également saluer la présence parmi nous, à l’occasion de cette semaine, de deux députés français, MM. Aurélien Taché et Vincent Ledoux, qui ont reçu mission de réfléchir aux contours d’un futur accord de coopération économique entre nos deux pays », a ajouté le diplomate français.
M. Maréchaux a affirmé qu’il ne s’agit pas d’une coïncidence, mais du signe d’une convergence d’analyses et d’intérêts.
MEDEF International apporte son expertise

En outre, M. Philippe Labone, représentant de la structure française MEDEF International, a également salué la tenue de cette Semaine française de Kinshasa.
« Cette mission, qui est la troisième mission du MEDEF en RDC, s’inscrit dans cette dynamique. Je souscris totalement aux propos du président de la FEC sur la nécessité de nous inscrire dans une vision partagée. Le rôle du MEDEF International est d’aider les entreprises françaises de toutes tailles, grandes comme petites, à se développer à l’étranger. Mais, en ce qui concerne l’Afrique, notre vision s’inscrit dans une dynamique de co-construction », a-t-il précisé.
La Semaine française de Kinshasa, un salon professionnel

Par ailleurs, M. Bernard Bisengimana, président de la CCIF, a fait savoir que la Semaine française de Kinshasa est un salon professionnel qui rassemble des entreprises françaises et congolaises.
Créée en 2014, elle constitue un lieu de rencontre et d’échanges ayant pour objectif de donner aux entreprises participantes l’opportunité d’établir des contacts directs avec de futurs partenaires.
« Au travers de conférences, d’ateliers thématiques et de tables rondes, cette nouvelle édition est placée sous le thème “RDC–France : perspectives partagées”. Nous nous inscrivons dans la continuité de la visite d’amitié et de coopération du président Emmanuel Macron en mars 2024. D’ailleurs, nous avons repris les thèmes qui avaient été abordés lors des trois tables rondes du Forum économique de Kinshasa, tenu ici même au Pullman Kinshasa Grand Hôtel », a indiqué le président de la CCIF.
Les trois thèmes, selon lui, étaient : la transition énergétique et les métaux critiques, les infrastructures urbaines et les enjeux de la ville durable, ainsi que les technologies d’avenir et le numérique.
L’objectif de cette édition est de proposer des rencontres au niveau du secteur privé, mais aussi avec le secteur public, afin de permettre aux entreprises françaises de mieux connaître les opportunités d’affaires en RDC. ACP / UKB

