Mbujimayi, 18 décembre 2025(ACP), – La problématique des potentialités fertilisantes minérales et organiques sur la productivité d’un système cultural du maïs et du niébé en territoire de Ngandajika (province de Lomami), a fait l’objet d’une thèse de doctorat soutenue jeudi à l’Université officielle de Mbujimayi, chef-lieu du Kasaï Oriental, dans le centre (de la République démocratique du Congo).
«Cette recherche doctorale a eu pour objectif, d’obtenir un fertilisant organique avec un autre inorganique susceptibles d’être utilisés dans une région tropicale sur le sol acide. Une réponse pour la restauration de la fertilité du sol dans l’augmentation de la production agricole pour résorber la crise alimentaire créée par la chute de denrée alimentaire de base comme le maïs», a dit le chef des travaux Michel Nkongolo Mulambwila, auteur de la thèse.
« La chute de la production du maïs crée une crise alimentaire qui se traduit actuellement par l’insécurité alimentaire généralisée, se ressentant à Ngandajika et dans le reste de deux provinces de la Lomami et du Kasaï Oriental. C’est la baisse de la fertilité du sol se caractérisant par le bilan organique et minéral déficitaire, une acidification croissante du sol .Ceci constitue la problématique de cette recherche. Elle a comme conséquence principale, la chute de production agricole de la denrée alimentaire de base, le maïs ».
Michel Nkongolo a proposé des pistes de solution pour résoudre la question. « Le Tithonia diversifolia et la bouse de vache seraient de matières organiques susceptibles non seulement d’améliorer le rendement de la culture du maïs, mais aussi d’agir positivement sur le bilan organique et minéral du sol. L’association de fumures organiques aux minérales serait une option efficace pour lever plusieurs contraintes de fertilité de sols dans les régions tropicales », a-t-il indiqué. ACP/C.L.

