Lignes maritimes congolaises : lancement officiel d’une plateforme numérique dénommée « SYGREM » à Kolwezi

Kinshasa, 15 janvier 2026(ACP).— Une nouvelle plateforme numérique dénommée « SYGREM » a été lancée jeudi par les Lignes maritimes congolaises (LMC) à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, dans le Sud-est de la République démocratique du Congo(RDC) afin de permettre les opérations de collecte des droits de trafic maritime, a appris l’ACP de source administrative.

« C’est avec un immense plaisir, et une fierté palpable, que nous vous accueillons aujourd’hui pour un moment que nous attendions tous : le lancement officiel de notre nouvelle plateforme SYGREM. Nous vivons une époque marquée par la transformation digitale, où les attentes évoluent à une vitesse sans précédent », a déclaré Gloria Muyungenu, Directeur provincial ai des LMC du Lualaba et représentante personnelle de Mme le DG ai des LMC.

Elle a indiqué que face à la transformation digitale avancée, la société s’est proposée de suivre le mouvement afin de créer plus de valeur, plus de simplicité, et plus de liens. « SYGREM n’est pas un outil de plus, c’est l’aboutissement de mois de réflexion, d’écoute et de développement acharné. C’est la concrétisation de notre engagement : qui est celui de simplifier la vie de nos partenaires et révolutionner l’accès à nos services », a-t-elle expliqué.

La société a renseigné qu’en RDC, le transport maritime joue un rôle vital pour l’exportation des minerais et les échanges commerciaux, la collecte des droits de trafic ( redevances prélevées sur les navires en transit.) représentait un goulet d’étranglement, SYGREM change la donne.

Pour Dédé J. Mwe, Sous-Directeur informatique et point focal LMC – PADS Corporation, « c’est dans une vision de rentabilité dans l’exploitation des droits de trafic maritime », que le Gouvernement congolais a fait le choix de l’expertise et de l’innovation en associant le propriétaire des droits LMC à la société privée PADS Corporation SARL.

« Ce partenariat, porté par Leurs Excellences le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, et Madame la ministre du Portefeuille, s’appuie sur un nouvel arrêté interministériel régulant désormais l’exploitation du trafic maritime en RDC. Ce partenariat repose sur des objectifs clairs notamment : la digitalisation, la transparence, et l’efficacité », a-t-il précisé.

Efficacité et transparence au cœur des priorités

Par ailleurs, la source a fait savoir que ce lancement n’est pas qu’une formalité technique, il incarne une ambition plus large de numérisation du secteur maritime congolais, « La Direction générale de LMC espère à une hausse significative des recettes fiscales grâce à une meilleure traçabilité des paiements ».

La source a en outre ,précisé que la plateforme est accessible 24 heures sur 7 jours, génère automatique de reçus et intègre avec les déclarations électroniques.

« C’est le début d’une révolution digitale qui positionne la RDC comme un hub maritime moderne en Afrique centrale », a ajouté Moïse Onoya, DG ai de PADS Corporation.

Les transitaires en douane, acteurs essentiels de la chaîne logistique, ont salué cette initiative. « Cela fluidifie nos opérations et minimise les risques d’erreurs humaines », témoigne un opérateur local présent à l’événement.

L’événement fait suite à la signature du contrat clé le 28 novembre 2025 , entre Mme Gisèle Mbwansiem Mbiung, Directeur général ad intérim de LMC, et les représentants de PADS Corporation. Ce partenariat vise à moderniser un processus jusqu’alors semi-digital et souvent source de lenteurs administratives.

« Cet accord entre LMC SA et PADS renforce les synergies entre public-privé dans un secteur stratégique. Reste à suivre les premiers mois d’exploitation pour mesurer l’ampleur de cette transformation », a-t-on conclu.

ACP/C.L.

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