M.Pierre de Bellabre, Directeur projet multimodal de Haropa Port
Kinshasa, 24 avril 2026(ACP).-La nécessité de l’investissement et de la modernisation dans la filière fluviale a été évoquée jeudi lors de la 9ème édition de la Semaine Française de Kinshasa en République démocratique du Congo(RDC).
« Pour assurer un transport de bout en bout le plus fiable possible et puis pour structurer la filière fluviale aussi en la modernisant, en investissant notamment dans le verdissement de la flotte pour l’adapter à des modes d’avitaillement alternatifs(…).En fait, nous gérons un grand domaine foncier et des entreprises privées viennent s’implanter sur ce domaine », a déclaré Pierre de Bellabre, Directeur projet multimodal de Haropa Port, intervenant sur la thématique « Haropa Port et le développement fluvial ».
Partageant son expérience et expertise dans le domaine fluvial, l’intervenant français a soulevé les différents investissements de Haropa port –Rouen, indiquant que cegrand port maritime français accueille les lignes de grandes compagnies maritimes dans une région d’un port export, et accueille aussi le plus grand port de l’Allemagne.
Ce port selon lui, est situé dans un port d’eau profonde, donc il est un peu comparable à ce que sera le port de Banana de la RDC dans le futur.
« Le port de Rouen, lui, c’est aussi un grand plan maritime qui est spécialisé dans l’export, principalement l’export de la céréale. Il bénéficie d’une implantation proche des grands champs céréaux des Français qui lui permet d’exporter un grand nombre de tonnes céréalières chaque année », a-t-il expliqué.
Il a poursuivi que « nous avons un port qui est un peu différent, c’est le port de Paris, qui n’est pas un grand port maritime, qui est un port plutôt à dimension continentale (…), qui accueille les trafics venant du Havre ou de Rouen, qui est en arrière-plan de ces ports maritimes, mais il y a aussi des trafics qui lui sont propres, des trafics continentaux etc. Donc au total, nous gérons à peu près 100 millions de tonnes chaque année, 100 millions de tonnes maritimes et fluviales, et on traite à peu près trois millions de conteneurs équivalents d’un pied. Voilà la carte d’identité du port. On est structuré d’une certaine manière ».
Il a précisé qu’ « On est en interface avec plusieurs gestionnaires d’infrastructures. On est sur un seul axe fluvial et on a deux gestionnaires qui interviennent en priorité. On a donc un repas-port, comme je vous le disais, qui est gestionnaire de tous ces ports que vous voyez apparaître sur la carte. Sur ces ports, on a aussi des terminaux multimodaux qui sont implantés et qui permettent plus spécifiquement de traiter les trafics conteneurs et de modes de compte ».
En outre, l’intervenant a signifié que la Seine est bien navigable entre Rouen et le Havre, plutôt à destination du transport maritime, puisqu’on a besoin que les grands bateaux maritimes qui vont faire de l’export de céréales depuis Rouen puissent remonter la Seine. Et donc en partenaire essentiel, selon lui, « nous avons Voies Navigables de France », qui est un peu l’équivalent de la Régie des Voies Ferroviaires(RVF) ici en RDC, qui elle, gère l’ensemble du linéaire fluvial français et assure la navigabilité et entretient les voies navigables, écluses, ponts, au-delà du port de Rouen.
Il a dégagé dans son exposé, notamment la valeur du patrimoine fluvial, les trafics purement continentaux qui n’ont pas de lien avec l’import-export, par exemple de « BTP », la logistique urbaine, qui permet la desserte depuis la banlieue de Paris vers le centre de Paris afin de livrer les clients finaux, le développement d’un certain nombre de services, par exemple de déchets, d’alimentation, d’avitaillement des marges et des déniches, l’offre foncière, le tourisme.
La 9ème édition de la Semaine française de Kinshasa, ouverte mercredi 22 avril 2026 à Pullman (Grand Hôtel de Kinshasa) dont les activités se poursuivent jusqu’au vendredi 24 avril 2026, est axée sur le thème « RDC-France : perspectives partagées ».
Organisée par la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise(CCIF) avec l’appui de l’Ambassade de France, la Semaine française met à l’honneur pendant les trois jours les secteurs stratégiques comme les mines et ressources naturelles, l’énergie et transition énergétique, la ville durable et infrastructures, la logistique et nouvelles voies de communication , le numérique et innovation technologique , l’environnement et l’économie verte.
Les représentants de vingt –cinq entreprises françaises séjournent à Kinshasa pour ce rendez-vous économique annuel, permettant aux entreprises françaises et congolaises de se connecter, de collaborer et innover.
ACP/C.L.

