Kinshasa, 4 mai 2026 (ACP).- L’organisation d’une table ronde sur le financement du secteur énergétique recommandée en République démocratique du Congo (RDC) par un professeur d’université lors d’une formation des incubateurs organisée à l’Institut supérieur pédagogique de la Gombe(ISP -G) à Kinshasa, capitale du pays, selon un document consulté lundi par l’ACP.
«Les stratégies d’investissements dans le secteur énergétique sont notamment l’organisation d’une table ronde sur le financement du secteur énergétique en RDC, de faciliter l’obtention des concessions pour l’exploitation de l’énergie électrique (…).Les opportunités d’investissements (projets) : la construction de INGA II et INGA III pour 1,5 milliard USD et 3,5 milliards de USD, la finition du projet Katende (64 MW, 300 millions USD), la construction de la Centrale Semliki (71 MW), la construction de la 2ème ligne de transport entre INGA et Kolwezi, la construction de la centrale de WANIE Rukula (700 MW, avec 1 milliard USD), soutirage de l’électricité à Tshimbulu (200 MW, 200 millions USD)», a déclaré le professeur émérite de l’Université de Kinshasa ( Unikin) Mathias Buabua wa Kayembe , intervenant à la formation d’Incubateur du Génie Scientifique Congolais (IGSC) du ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche scientifique et Innovations ( ESURSI) , cité dans le document.
Il a dit, lors de son intervention sur le thème «Besoins sociétaux, leur prise en charge par les ressources locales et les opportunités d’investissements», que « l’accès à l’électricité est une condition première à l’industrialisation du pays. Le taux d’accès à l’énergie en RDC est parmi les plus faibles au monde, soit 20% de la population, avec des pics atteignant 30 å 50% dans certaines villes comme Kinshasa, Lubumbashi, Kolwezi (…).Ainsi, si on tient à promouvoir la transformation du pays, un effort important doit être fourni dans le cadre de la construction des centrales hydro-électriques, étant donné que les sites potentiels de production sont éparpillés partout à travers le pays. Une hydrographie particulière du fleuve et ses affluents et confluents qui offrent des possibilités inouïes de construire des centrales de diverses puissances à travers le pays».
Le professeur Buabua a, en outre, proposé de former la population au lancement de micro-projets industriels, de créer des fonds destinés au financement desdits projets .
Il a également évoqué les opportunités d’investissements dans les domaines des industries manufacturières, des industries textiles, plastiques:, agro-industries, chimiques, de matériaux de construction, soulignant la nécessité pour chaque Congolais de faire un investissement dans ces différents domaines.
Il s’agit aussi des industries métallurgiques de fabrication des produits en fer, de fabrication de matériels non ferreux, fabrication des produits métalliques, de fabrication des produits électroniques , de fabrication des véhicules, tracteurs, de fabrication des matériels militaires.
Les investissements sectoriels, selon lui, peuvent viser des secteurs tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’énergie, la finance (Banque, assurance), les transports, l’immobilier, les Technologies de l’information et de la communication(TIC), la santé, l’enseignement, la transformation.
Valorisation des résultats de la recherche scientifique
Lors de cette formation des incubateurs organisée samedi 2 mai 2026 à l’ISP/ Gombe en présentiel et en ligne par l’IGSC dans le cadre d’une série de formations qu’il a entamée en mars 2026, les professeurs Antoine Tshimpi et Michel Bisa, respectivement coordonnateur et directeur scientifique de l’IGSC, ont salué la qualité et la pertinence de cette formation animée par le professeur émérite Buabua, ancien Ministre plusieurs fois et ancien Directeur général de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (Anapi).
Ils ont souligné le fait que cette formation a mis en avant les opportunités d’investissements et d’employabilité à travers la valorisation des résultats des recherches, innovations et inventions.
L’IGSC, créé par la Ministre de l’ESURSI la professeure Dr Marie-Thérèse Sombo, tend à valoriser les résultats de la recherche, créer les classes moyennes et développer les Petites et moyennes entreprises (PME), trouver les solutions aux grands défis de la RDC qui se trouveraient déjà selon eux, entre les mains des Congolais.
Cette série de formations que l’IGSC organise depuis le mois de mars jusqu’au 31 juillet 2026 , ouvre les portes à des perspectives de l’implémentation des structures de valorisation des résultats des recherches dans les établissements de l’ESURSI, les centres de recherches, les startups, accélérateurs, incubateurs, pépinières et diverses unités de production des richesses et de la valeur ajoutée. ACP/JF

