Kinshasa, 1er décembre 2025 (ACP).- La possibilité de produire le cacao d’une saveur de haute qualité en République démocratique du Congo (RDC) a été expliquée suivant les résultats partiels d’une étude menée par un chercheur belge et présentée dans un atelier organisé par Enabel, lundi à Kisangani, chef-lieu de la province de Tshopo dans le Nord-Est de du pays.
« Honnêtement, en République démocratique du Congo, on peut produire le cacao de haute qualité (…) On a déjà quelque chose de très important. On doit aussi entraîner les producteurs », a déclaré le professeur Ir. Koen Dewettinck de l’Université Gand de Belgique. « On a beaucoup de travail à faire, J’en suis sûr. On peut faire des choses intéressantes », a certifié le scientifique belge qui travaille depuis plus de trente (30) ans sur le cacao et la transformation de ce produit, rappelant que ces études ont été menées durant deux ans avec la contribution de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomique (Inera- Yangambi), situé à 97 km de Kisangani en aval du fleuve Congo.
« À partir de ces études, nous pouvons nous attendre à de très bons résultats. Nous pouvons déterminer la meilleure machine à commercialiser », a, pour sa part, indiqué le professeur Gaston Limba, l’un des chercheurs dans ce projet. Il a rappelé que dans le cadre du projet agriculture familiale et entrepreneuriat agricole et rural (Afe) de l’Agence belge de coopération internationale (Enabel), cette province avait conclu un accord en 2023, pour trois ans et demi avec l’Université Gand de Belgique pour la dynamisation de la chaîne de valeur de cacao dans la Tshopo.
« La vulgarisation de trois variétés de cacao dégustées s’avère nécessaire », a, de son côté, souligné François Bondele, coordonnateur provincial du Service national de vulgarisation (SNV). Tandis que Blaise Kangamina, directeur provincial de l’Onapac a indiqué attendre avec impatience le résultat final de ces recherches. Ce dernier a mis un accent particulier sur la qualité de produit à livrer à la population, étant donné que ce projet vise également à améliorer la gouvernance agricole.
Parmi les objectifs poursuivis par cet accord, il y a l’identification au moins de trois (3) cultivars de cacao d’excellence à profil aromatique recherché et performants à partir des données collectées à l’Inera – Yangambi, identifier et tester les itinéraires techniques durables, analyser le circuit de commercialisation du cacao marchand du paysage de la Tshopo, accompagner et appuyer les producteurs locaux sur base de recommandations opérationnelles.
Au bout de deux ans de la mise en œuvre, ce projet a pu collecter les données sur le circuit de commercialisation ,le profil aromatique des variétés de cacao de l’Inera-Yangambi , analyser diverses microbiologies , physiques , rhéologiques et aromatiques de vingt-deux (22) échantillons de cacao marchand au laboratoire de l’Université Gand de Belgique, transformer le cacao liquor en chocolat dont la dégustation des prémices de chocolat issue des cultivars de Yangambi a eu lieu au cours de cet atelier. ACP/

