Banza-Ngungu, 17 octobre 2026 (ACP).-L’atelier national sur l’institutionnalisation du Système national de surveillance des forêts (SNSF) a été ouvert du 17 au 19 octobre à Banza-Ngungu, au Kongo Central, dans l’Ouest de la République démocratique du Congo, au cours d’une cérémonie organisée par la FAO en prélude de la participation du pays à l’Initiative mondiale pour l’observation des forêts (GFOI).
«Je tiens à vous remercier toutes et tous pour avoir rehaussé de votre présence cette cérémonie d’ouverture de l’atelier national multipartite de dialogue sur l’institutionnalisation des Systèmes nationaux de surveillance des forêts qui se tient du 17 au 19 octobre 2026 », a déclaré M. Maurice Matanda , directeur-chef de service de la Direction des Inventaires et Aménagements Forestiers (DIAF) au sein du Ministère de l’Environnement et Développement Durable
« Cette rencontre vise la préparation adéquate de notre pays dans l’Initiative mondiale pour l’observation des forêts (GFOI) avec son approche de planification pilotée par le pays (CLP) », a-t-il ajouté.
M. Matanda a, cependant fait savoir que cette activité poursuit trois objectifs à savoir : réaliser un dialogue partagé de l’état actuel du Système national de surveillance des forêts (SNSF), forger une vision commune de son évolution souhaitée par toutes les parties prenantes et établir une feuille de route à court terme définissant les prochaines étapes au cours des 12 mois suivants, c’est-à-dire élaborer conjointement la feuille de route pour l’institutionnalisation du SNSF.
Dans son allocution d’ouverture, l’orateur remercié tous ceux qui ont contribué à rendre effectif l’ atelier et qui continueront à appuyer les autres étapes liées à la participation de la RDC à la GFOI-CLP.
Il a particulièrement remercié le bureau de la GFOI hébergé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et financé par le gouvernement norvégien, ainsi que le gouvernement du Royaume-Uni, de l’Irlande du Nord et de la Norvège, pour cet appui.
Le directeur a cependant indiqué que l’Initiative mondiale pour l’observation des forêts est un partenariat mondial volontaire qui coordonne l’appui international à la surveillance des forêts afin d’aider les pays en développement à satisfaire leurs obligations internationales de notification et leurs besoins nationaux en matière d’information.
L’initiative CLP de la GFOI dans le cadre du programme AIM4Forests de la FAO, est financée par le Département de la sécurité énergétique et de la neutralité carbone du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Elle a débuté en 2023 et la RDC y a adhéré en 2024.
La source a rappelé que les vifs intérêts manifestés par les participants représentant la Présidence de la République, la Primature, le ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, la société civile et les partenaires techniques et financiers, lors de la réunion virtuelle GFOI-CLP tenue le 5 juin 2026 à la FAO RDC à Kinshasa, ont démontré la volonté du pays de s’engager dans cette initiative.
Pour concrétiser sa participation, la RDC est invitée à prendre part à la session de planification pilotée par le pays du Forum d’échange de connaissances Sud-Sud, prévue du 3 au 6 novembre au siège de la FAO à Rome, en Italie.
Les attentes du projet
Ce forum offrira un espace de dialogue entre les pays forestiers autour de trois thématiques: la planification pilotée par le pays pour l’institutionnalisation des systèmes nationaux de surveillance des forêts, la Mesure, notification et vérification (MRV) et la surveillance des forêts au service des chaînes de valeurs transparentes de produits forestiers.
Selon l’orateur , il est inconcevable qu’un pays détenant plus de 60% de la superficie du deuxième massif forestier tropical du monde ne dispose pas à ce jour d’un système robuste de surveillance des forêts, une lacune ayant parfois conduit à des décisions contradictoires en matière de lutte contre la déforestation et la dégradation forestière.
Il a conclu que les États généraux des forêts de 2024 et la politique forestière nationale de 2026 exigent un système national robuste capable de répondre aux engagements pris par la RDC en tant que pays solution, tout en contribuant à l’amélioration de la gouvernance forestière et au développement durable. ACP/ G Mak. et P. Odia (SP)

