RDC : appel au gouvernement à former plus de mains-d’œuvre congolaises en infrastructures

Kinshasa, 25 avril 2026(ACP).- Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC ) a été appelé vendredi par un expert à former plus de mains-d’œuvre congolaises  renforçant le secteur des infrastructures lors de la 9ème édition de la Semaine française de Kinshasa, tenue du 22 au 24 avril à Pullman (Grand hôtel de Kinshasa).

« Mais nous devons former nos propres ingénieurs, nos propres différents corps de métiers qui vont entrer dans la chaîne de valeur de nos infrastructures.
Aujourd’hui, au niveau de la ville Matadi dans la province du Kongo Central, pour les conducteurs ou bien les opérateurs de grue qui vont être amenés, nous n’arrivons pas à trouver ces corps de métiers ici sur place en RDC
», a déclaré Bodom  Matungulu, Président du Conseil d’administration Matadi Corridor Terminaux à Conteneurs (MCTC).

« Et avec tout ce qui va être réalisé, comme infrastructures, avec le port de Matadi, là je ne parle que du chemin de fer, de la route du port,
mais il y a l’aérien aussi, il y a des aéroports qui sont en train d’être réhabilités. Nous allons importer la main-d’oeuvre.Nous allons importer les ingénieurs. Donc voilà les aspects qu’il faudrait que nous puissions intégrer
dans le développement de ce que nous sommes en train de penser aujourd’hui
comme développement des corridors, pensez aussi au capital humain, car sans cela, nous allons sous-traiter notre développement
», a-t-il ajouté.

Pour arriver à comprendre cela, l’intervenant a fait savoir qu’il faut d’abord comprendre ce qu’est la RDC lorsqu’on parle de 2.345.000 km², en la comparant  à la France, c’est cinq fois que la France.

La dimension continentale de RDC à considérer dans le pilotage des projets

Selon M.Matungulu, «Lorsque nous parlons des corridors en RDC, nous sommes dans une dimension continentale. S’il faut l’amener dans d’autres continents. Et pour y arriver,
il faut que nous puissions mettre du sérieux dans la gouvernance de ces secteurs. La manière de piloter nos projets, la manière de réfléchir au financement des projets, l’ingénierie financière doit répondre à ces défis continentaux. C’est ça le vrai défi que nous avons
».

Il a dit surtout, ne pas prendre les projets de manière isolée dans leur résolution , étant donné que la RDC est une vocation, , est multimodale, même en termes  des logistiques notamment dans les secteurs de transport, de l’énergie , en pensant le développement comme un système, étant donné que les infrastructures sont des ouvrages qui se parlent entre eux.

«On ne peut pas juste développer un segment et ne pas toucher l’autre segment (…).Aujourd’hui, nous sommes en train de développer les ports de Matadi. Il y a le port à l’eau profonde de Banana qui est en train d’arriver.
Lorsqu’on a juste un navire, je prends, qui accoste au niveau de nouveaux quais de Matadi, maïs on ne sait pas l’évacuer
», a-t- il précisé.

Le Président du Conseil d’administration de MCTC a relevé les problèmes d’engorgement au niveau de la traversée des villes, des routes qui sont en sous-capacité, soulignant d’ici 2027 finaliser les trois quais et qui vont amener, aujourd’hui, à près de 300 000 conteneurs à évacuer.

L’intervenant a aussi évoqué la capacité portante du pont Maréchal construit il y a plusieurs années, l’autoroute naturelle qui est le fleuve Congo permettant aujourd’hui de quitter rapidement  Matadi
pour les autres villes congolaises, avant de signifier l’importance de la multi modalité à réaliser en RDC en mettant aussi en avant le capital humain.

Cette 9ème édition de la Semaine Française de Kinshasa tenue du 22 au 24 avril 2026 sur thème « RDC- France : perspectives partagées», a été organisée  par la Chambre de  commerce et d’industrie franco -congolaise (CCIF) en collaboration avec l’Ambassade de France en RDC. ACP/C.L.

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