RDC : les entrepreneurs considérés comme des créateurs de richesses pour la croissance économique

Kinshasa, 24 juillet 2026 (ACP).– Les entrepreneurs de la République démocratique du Congo (RDC) ont été considérés vendredi à Kinshasa, lors d’un panel consacré à « la problématique des terres agricoles », comme des créateurs de richesses indispensables à la croissance économique du pays. « J’aimerais vraiment que les entrepreneurs congolais comprennent que ce sont eux qui créent la richesse. Ce n’est pas l’État congolais qui crée la richesse. Le rôle de l’État est de mettre en place les conditions favorables afin que les entrepreneurs privés puissent créer cette richesse », a déclaré Paul-David Olangi, président de la Chambre de commerce nationale de la RDC.

Il a, à cette occasion, appelé l’Agence nationale pour la promotion des exportations (Anapex) à porter les préoccupations des opérateurs économiques auprès du Gouvernement. « En tant qu’entrepreneurs, nous souhaitons que l’Anapex nous accompagne afin que ce cri d’alarme soit entendu par le Gouvernement congolais », a-t-il ajouté.

Selon Paul-David Olangi, les entrepreneurs congolais doivent se regrouper afin de plaider auprès des pouvoirs publics pour un meilleur accès au financement bancaire. « Nous souhaitons qu’il y ait une véritable volonté politique pour nous accompagner. Nous voulons produire pour le marché local, mais également pour l’exportation, car un pays devient puissant lorsqu’il exporte davantage », a-t-il affirmé. Il a, par ailleurs, estimé que l’État devrait faciliter l’accès des entrepreneurs aux terres agricoles afin de leur permettre d’accroître la production nationale, plutôt que de les contraindre à les acquérir à des coûts élevés.

Le président de la Chambre de commerce nationale de la RDC a également lancé un appel au ministère de l’Agriculture et à l’Agence nationale pour la promotion des exportations (Anapex) afin qu’ils mettent en place un guichet unique dédié à l’exportation des produits agricoles. « L’Anapex et le ministère de l’Agriculture élaborent chacun leurs propres normes. Il est temps de travailler ensemble pour mettre en place un guichet unique destiné à faciliter l’exportation des produits agricoles.

Cette coordination permettra de simplifier les procédures au profit des exportateurs », a-t-il martelé. Par ailleurs, M. Olangi a annoncé l’organisation prochaine du premier Congrès national agricole. « Dans les prochains jours, nous présenterons le premier Congrès national agricole. Il réunira les institutions de l’État, les autorités coutumières ainsi que le secteur privé afin de réfléchir ensemble à l’avenir de notre agriculture.

Ces terres doivent être exploitées de manière optimale au bénéfice du développement du pays », a-t-il conclu. IT/ Les entrepreneurs congolais appelés au respect des normes du secteur de l’exportation Les entrepreneurs congolais ont été appelés par ailleurs, à respecter les normes du secteur de l’exportation afin d’attirer davantage d’investisseurs par le directeur général du jardin agro industriel du Congo. « Il y a des normes qu’il faut respecter. Lorsque j’ai signé un contrat avec des partenaires chinois, un cahier des charges était établi. Quelles sont les normes à respecter ? Quel type de piment faut-il produire ? Dans quelles conditions doit-il être séché et selon quelles méthodes ? Toutes ces exigences doivent être respectées si nous voulons exporter vers les marchés internationaux », a déclaré Paul Okitano, CEO de cette entreprise. « C’est la même démarche que j’ai suivie pour exporter les pondu et les pâtes de manioc vers la France.

Aujourd’hui, à Paris, une boule de pondu coûte un euro. C’est moi qui ai contribué à faire baisser le prix du pondu sur ce marché », a-t-il ajouté. Il a également souligné que la RDC fait face à un important déficit de formation en matière de respect des normes d’exportation. « C’est une très bonne initiative que l’Anapex organise ce genre de conférences. L’initiative est louable, mais nous ne sommes pas encore allés suffisamment en profondeur par rapport aux besoins réels des entrepreneurs. Ce que je retiens, c’est que nous avons un énorme déficit de formation sur les normes à respecter pour exporter nos produits vers les marchés internationaux », a-t-il indiqué.

Selon lui, l’accès au financement constitue également un obstacle majeur au développement des entreprises. « Deuxièmement, notre pays connaît encore d’énormes difficultés d’accès au crédit pour permettre aux entreprises de se développer. C’est un problème capital. Les deux principaux défis auxquels nous faisons face sont l’accès au crédit et le respect des normes à l’exportation. Nous sommes encore largement déficitaires sur ces deux aspects », a-t-il poursuivi.

Il s’est toutefois félicité des efforts entrepris par les autorités pour améliorer le climat des affaires avant d’ exhorter les petites et moyennes entreprises (PME) à se conformer aux exigences qu’ elles ciblent. Les Journées de valorisation des filières de diversification, consacrées au piment, au soja ainsi qu’aux fruits et légumes, sont organisées par l’Anapex dans le but de renforcer la diversification et la compétitivité de l’offre exportable congolaise.

Elles visent également à renforcer les capacités des producteurs et exportateurs en matière de conformité de leurs produits aux exigences des marchés internationaux, notamment ceux de l’Union européenne et de la Chine.

ACP/































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