Kinshasa, 31 juillet 2025 (ACP).- L’hygiène a été présentée jeudi comme avantage concurrentiel par un entrepreneur qui assure la crédibilité et la performance des activités des Petites et moyennes entreprises (PME) en République démocratique du Congo (RDC) lors d’un entretien avec l’ACP.
« L’hygiène devient un avantage concurrentiel pour les PME qui souhaitent se différencier sur un marché exigeant. Un environnement de travail propre est aussi un facteur clé de motivation et de productivité. Certaines entreprises minimisent encore l’impact de l’hygiène sur la santé des employés, la productivité, y compris l’image de marque auprès des clients », a déclaré Jeancy Kisumu, responsable de la société Global Service Agency (GSA).
Selon lui, lorsque le nettoyage de l’entreprise est assuré de façon régulière et professionnelle, cela peut contribuer à la création des espaces agréables où les employés peuvent évoluer dans de conditions requises, favorisant la concentration.
Il a ajouté que l’hygiène dans le contexte des PME, représente bien plus qu’un simple aspect de propreté pour être également un levier stratégique essentiel.
« Pour une entité commerciale par exemple, maintenir un haut niveau d’hygiène est un facteur déterminant dans la perception de la qualité de ses services par des clients et partenaires », a-t-il poursuivi.
M. Kisumu a, par ailleurs, reconnu que le maintien d’un bon niveau de propreté au sein des entreprises nécessite à la fois des ressources, de la discipline et une culture organisationnelle axée sur la santé et la qualité, avant de souligner des contraintes budgétaires pour les entrepreneurs.
« Beaucoup de PME fonctionnent avec un budget limité. Elles hésitent à investir dans des produits d’entretien de qualité, du matériel de nettoyage professionnel, des formations régulières pour le personnel d’entretien », a-t-il déploré, expliquant que même quand ces ressources sont disponibles, les agents de nettoyage ou d’entretien sont parfois peu ou mal formés.
« La négligence affecte certaines zones critiques notamment les toilettes, cuisines et les équipements collectifs. Il y aussi absence de protocoles standards de nettoyage », a-t-il dit, soutenant que dans le monde actuel marqué par des menaces sanitaires croissantes, notamment la COVID-19, le choléra et des maladies vectorielles, l’hygiène devient une exigence vitale.
Il a conclu que certaines PME évoluent dans des bâtiments anciens, mal aérés ou difficiles à entretenir, ce qui complique le maintien de bonnes conditions d’hygiène.
ACP/JF

