Kinshasa, 17 mars 2026 (ACP).- L’intégration d’internet dans la région africaine est passée de 44% à 56%, selon la base de données de l’East African Communications Organisation (EACO), rendue publique mardi à Kinshasa (capitale de la République démocratique du Congo), lors d’une conférence organisée par l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC).
«Selon la base de données de l’EACO, les abonnements mobiles actifs sont passés de 189,7 millions en 2023 à 226,7 millions en 2024. Sur la même période, les abonnements mobiles à internet ont dépassé 138 millions d’utilisateurs, et l’intégration d’internet est passée de 44 % à 56 %. Ces chiffres reflètent les progrès remarquables de notre région en matière de connectivité et d’inclusion numérique », a expliqué Caroline Koech, directrice exécutive de l’EACO, organisatrice de l’activité.
«Cependant, ils nous rappellent aussi qu’un grand nombre de ces appareils arriveront en fin de vie. Ce défi est particulièrement pertinent pour notre région. Dans les États membres de l’EACO, l’expansion rapide des services numériques a considérablement augmenté le nombre d’appareils électroniques en usage», a-t-elle ajouté.
Malgré les progrès rapides des technologies numériques dans le monde, a-t-elle indiqué, les déchets électroniques constituent l’un des flux de déchets à la croissance la plus rapide.
«Selon le Global E-Waste Monitor, la production mondiale de déchets électroniques a atteint environ 62 milliards de kilogrammes en 2022 et devrait passer à 82 milliards de kilogrammes d’ici à 2030, alors que le taux de collecte et de recyclage appropriés reste insuffisant. En tant que plateforme régionale de collaboration dans le secteur des communications, l’EACO a élaboré, en 2017, une stratégie régionale de gestion des déchets électroniques afin d’orienter les efforts coordonnés», a-t-elle signifié.
Pour le renforcement de la coopération régionale
Par ailleurs, Mme Koech a fait savoir que l’organisation travaille avec ses États membres et partenaires pour la création de comités directeurs régionaux et nationaux réunissant régulateurs des communications, autorités environnementales et autres parties prenantes, le renforcement de la coopération régionale, la mise en place d’un cadre de mobilisation des ressources, ainsi que la réalisation d’études sur les besoins en infrastructures.
Ces actions incluent également le soutien à l’harmonisation des politiques, lignes directrices et normes nationales, ainsi que des initiatives d’harmonisation des données régionales, notamment des études pilotes menées au Burundi et au Kenya.
«C’est un réel plaisir d’être ici à Kinshasa, et je tiens à remercier sincèrement nos collègues de l’ARPTC ainsi que le Gouvernement de la République démocratique du Congo pour l’accueil chaleureux réservé à tous. Au nom de l’EACO et en mon nom propre, je remercie également notre invitée d’honneur, ainsi que tous nos partenaires, intervenants et participants présents en personne et en ligne pour ce dialogue régional important», a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que cette activité vise également à identifier les opportunités d’investissement dans des infrastructures régionales partagées de collecte et de traitement, renforcer la participation du secteur privé dans la mise en œuvre des schémas de responsabilité élargie des producteurs (REP), mettre en valeur les innovations technologiques en matière de traçabilité, de gestion des données et d’éco-conception, harmoniser les cadres juridiques et politiques au niveau régional, explorer des mécanismes de financement durables et des partenariats public-privé, ainsi qu’évaluer les progrès dans l’alignement sur la prochaine stratégie régionale des déchets électroniques 2026-2031.
ACP/ODM

