Kinshasa, 29 juillet 2026 (ACP).- L’investissement accru dans le secteur agricole en République démocratique du Congo (RDC) a été préconisé pour améliorer le social des Congolais, par un expert en économie publique, intervenant lors d’une journée de réflexion organisée mercredi à Kinshasa, capitale congolaise.
« L’ensemble des membres du gouvernement congolais prônent l’amélioration du social de la population mais dans le secteur agricole combien nous allouons pour permettre ce changement du social ? Quels sont les projets à impact visible mis en place pour atteindre le changement du social ?, il est temps d’arriver à marquer le social des Kinois en investissant plus dans le secteur agricole », a déclaré Claude Badibanga, expert en Économie publique.
Ce chef de travaux et doctorant en Économie publique à l’Université de Kinshasa (Unikin) a souligné la nécessité de renverser le paradigme dans la révision des décisions d’investissements.
« Nous plaidons auprès des autorités gouvernementales congolaises qu’avec les terres arables que possède la RDC, un climat favorable, un personnel jeune et dynamique, un transfert de technologie moyen existant, il est possible d’atteindre cet objectif de nourrir les Kinois de la farine de maïs cultivée dans un temps record », a-t-il dit.
Entre identité et adaptation dans la consommation des aliments de première nécessité, a-t-il poursuivi, la farine de maïs reste un aliment et élément prioritaire dans la consommation en RDC.
Les efforts du Service national salués
En outre, M. Badibanga a salué les efforts du Service national à Kanyama Kasese dans la commercialisation de la farine de maïs à bas prix. « Nous saluons les efforts engagés par les autorités du Service national dans la commercialisation de la farine de maïs à bas prix dans la ville province de Kinshasa. Parce que depuis peu, nous assistons malheureusement à la hausse de prix des différentes denrées sur le terrain, mais aussi du changement des habitudes même sur les produits qualifiés de nécessaire à la survie de la majorité de la population congolaise comme la farine de maïs », a-t-il fait entendre.
Selon lui, la révision à la baisse de certains produits de première nécessité, parmi lesquels, la farine de maïs demeure un élément important dans le changement du social d’un peuple.
« Il est vrai que sept (7) ans durant le mandat du Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, beaucoup de projets ont marqué la vie des Kinois mais la farine de maïs reste encore une denrée difficile à avoir dans l’assiette des ménages modestes en RDC surtout à Kinshasa », a-t-il ajouté.
Pour cet expert, il est impossible de nier les efforts considérables et louables du Service national à savoir : cultiver et vendre la farine de maïs à un prix abordable, avant de relever le caractère impératif visionnaire pour atteindre un objectif clair tout en sachant que sept sur dix (7 sur 10) ménages à Kinshasa, consomment chaque jour, la farine de maïs dans leurs repas.
Il a fait savoir que le renversement du paradigme prix dans l’atteinte de cet objectif dans les familles kinoises, en baissant le prix des sacs de farine de maïs à moins de 50% par rapport au prix actuel, est possible.
« Imaginez inonder le marché kinois avec la farine de maïs cultivée par les compatriotes du Service national à Kanyama Kasese et dans les alentours de Kinshasa, pour réduire la distance et favoriser un marché de proximité pour les acheteurs. C’est possible », a-t-il conclu.
ACP/B

