Kinshasa, 25 octobre 2026 (ACP).- L’importance de la formation continue des agents des services publics et privés pour renforcer leurs compétences managériales a été évoquée lors de la clôture d’une formation organisée à l’Office des routes (OR) par le Centre de recherche indépendant et interdisciplinaire congolais (CRIIC), à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a appris l’ACP dimanche de source administrative.
« La formation continue ne constitue pas un point d’arrivée. Elle constitue un point de départ. Nous remercions donc l’Office des routes pour cette première étape et nous sommes convaincus que le voyage d’éveil des consciences, de formation, de recyclage et de renforcement des capacités ne fait que commencer », a indiqué le professeur Jacques Ebweme, directeur général du CRIIC, lors de la clôture d’une formation organisée du 19 au 23 octobre à l’intention des cadres et des chefs de département de l’Office des routes.
À l’issue de cette formation axée sur le thème principal « Management stratégique en période d’incertitude radicale », il a ajouté que « d’autres chantiers de développement des compétences pourraient naturellement prolonger cette dynamique, notamment autour de plusieurs autres enjeux stratégiques : l’ingénierie de formation et le développement des talents ; la gestion stratégique des carrières et des compétences ; la diplomatie économique ; l’internationalisation des entreprises africaines ; l’évaluation des politiques publiques ».
Il s’agit également des nouveaux enjeux de gouvernance des organisations en Afrique, des conséquences de la démondialisation et des recompositions géopolitiques sur les entreprises africaines, ainsi que des nouveaux paradigmes de l’intégration africaine.
Selon le professeur Ebweme, ces différents axes pourraient contribuer à réduire progressivement l’écart entre les compétences dont les organisations auront besoin demain et celles dont elles disposent aujourd’hui.
« C’est là, à notre sens, l’un des grands défis du management africain : préparer aujourd’hui les compétences qui permettront à nos organisations de réussir demain. Et si nous voulons réellement faire de nos organisations des acteurs de référence, il nous faudra miser sur l’intelligence, la créativité et la capacité d’adaptation de la femme et de l’homme africains. L’Afrique est souvent présentée comme le continent de l’avenir. Mais cet avenir ne se construira pas automatiquement. Il faut le penser. Il faut le préparer. Il faut le manager. Et surtout, il faut le construire ensemble », a-t-il expliqué.
Il a assuré que le CRIIC, avec ses partenaires et ses nombreuses expertises, était disposé à accompagner ce processus à la demande des organisations intéressées.
« Au moment de clôturer cette formation, notre message est finalement très simple : ne subissons pas l’incertitude. Apprenons plutôt à la comprendre. Ne subissons pas les crises. Apprenons plutôt à les anticiper. Ne craignons pas le changement. Apprenons plutôt à le conduire », a poursuivi le professeur.
Investissement dans le capital humain
Par ailleurs, le professeur Ebweme a particulièrement insisté sur l’investissement dans le capital humain, estimant que celui-ci constitue un levier de transformation des organisations et, au-delà, du pays et du continent.
Il a salué la direction générale de l’Office des routes pour sa confiance, les participants pour leur engagement, leur disponibilité et la qualité des échanges qui ont nourri ces cinq journées, ainsi que l’équipe technique et le protocole pour la bonne organisation de ces assises.
Selon lui, cette formation aura été non seulement un moment d’apprentissage, mais également le début d’une nouvelle dynamique managériale au sein de l’Office des routes. Il a également salué le partenariat avec « Formation Conseil Expertise » (FCE), basée en France, et l’Université de Kinshasa (Unikin).
« Et puisque toute véritable transformation commence par une décision, souhaitons que celle-ci soit la nôtre : décider de ne plus simplement nous adapter au monde qui vient, mais de nous préparer à contribuer à le façonner », a martelé le directeur général du CRIIC, un centre de recherche rattaché à l’Unikin.
D’autres thématiques, axées notamment sur la compréhension du management stratégique, les quatre composantes du management stratégique et le management dans un monde VICA (volatile, incertain, complexe et ambigu), ont également été abordées par d’autres professeurs présents à cette session. À l’issue de la formation, des attestations ont été remises aux participants. ACP/GN

