Kisangani, 25 mai 2026 (ACP).- La Coopérative des cultivateurs du cacao de la Tshopo (Cocuct), au nord-est de la République démocratique du Congo, a bénéficié d’un accompagnement technique visant la certification durable de sa production afin d’améliorer la valeur commerciale du cacao local, a appris l’ACP lundi d’un expert en géomatique.
« Nous sommes venus accompagner la Cocuct dans le processus de certification afin que le cacao produit par ses membres respecte les exigences du label Rainforest alliance ainsi que les normes européennes contre la déforestation », a déclaré l’ingénieur Katembo Juhudi Duparc, spécialiste en géomatique et gestion des données au sein du Cabinet d’assistance technique en informatisation et gestion des données (CATIGET).
L’expert a expliqué que cette mission consiste notamment à mettre en place un système interne de gestion des producteurs, à organiser le registre des membres de la coopérative et à réaliser le mesurage géospatial des plantations afin de collecter des preuves de conformité exigées sur le marché international.
« Nous allons collecter les coordonnées géographiques des champs pour démontrer que le cacao de la Tshopo n’est pas issu de zones déforestées après 2020, conformément aux nouvelles exigences de l’Union européenne », a-t-il précisé.
Selon lui, les normes européennes imposent désormais que le cacao exporté vers les pays de l’Union européenne soit produit sans destruction des forêts, sous peine d’être exclu du marché européen.
L’ingénieur Katembo a, par ailleurs, indiqué que la certification constitue une opportunité économique importante pour les producteurs de cacao de la Tshopo grâce à l’accès à des marchés spécialisés offrant des prix plus avantageux.
« Le cacao certifié se vend plus cher que le cacao conventionnel. Cette démarche permettra aux planteurs de mieux valoriser leur production et d’accéder à des marchés très exigeants en matière de protection de l’environnement et de qualité », a-t-il soutenu.
Il a souligné que ce projet devrait également contribuer à l’amélioration des conditions de vie des cultivateurs à travers l’augmentation des revenus, le renforcement des capacités techniques des producteurs et la sécurisation des débouchés commerciaux du cacao produit dans la province.
« Lorsque les producteurs respectent les normes de certification, ils ont la possibilité de vendre leur cacao à un prix préférentiel, d’avoir des acheteurs plus stables et d’améliorer durablement leurs activités agricoles », ajouté cet expert.
Il a enfin encouragé les cacaoculteurs de la province à adhérer aux coopératives et à s’engager dans les initiatives de certification afin de renforcer la compétitivité du cacao congolais sur le marché international.
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