Changement climatique : projet de création de la « Radio-Télévision du Bassin du Congo »

Kinshasa, 13 mars 2024 (ACP).- Le projet de création de la Radio-Télévision du Bassin du Congo (RTBC), pour sensibiliser et informer les communautés locales et les décideurs sur le changement climatique, a été annoncé, mercredi  par  la Secrétaire exécutive de la Commission climat du bassin du Congo de l’Union africaine (UA), a appris l’ACP, de source officielle.

« L’objectif majeur de cet outil de communication est de proposer des programmes spéciaux autour des questions de défense de l’Environnement et de la biodiversité, ainsi que sur les enjeux de la lutte contre le dérèglement climatique », a déclaré Mme Arlette Soudan Naunoult, Secrétaire exécutive de la Commission climat du Bassin du Congo de l’Union africaine (UA) et ministre de l’Environnement, du développement durable et du Bassin du Congo de la  République du Congo (Brazzaville).

Elle a fait savoir qu’outre plusieurs cadres mis en place par le Président Denis Sassou-Nguesso du Congo Brazzaville,  dont la Loi-cadre sur la protection et la  gestion durable de l’environnement, il y a également un projet de création de la Radio-Télévision du Bassin du Congo (RTBC).

« Nous avons eu déjà, en 1991, une Loi très avant-gardiste qui portait haut et fort le combat de l’Environnement. Mais récemment, 32 ans après, j’ai retoiletté cette loi qui répond aujourd’hui aux enjeux, avec beaucoup d’ambitions, des problématiques de l’environnement. Il y a un certain nombre de cadres mis en place aujourd’hui pour préserver et consolider les acquis du passé. Nous avons également les grands enjeux, dans le cadre du combat de l’environnement qui est la sensibilisation de toutes les parties prenantes. Il faut donc sensibiliser »,  a-t-elle encore dit.

Au cours de cette rencontre, elle a donné la vision du Congo-Brazzaville en matière d’environnement, de développement durable, de climat et de biodiversité. La ministre Arlette Soudan-Nonault a montré à quel point son pays s’engage à contribuer de façon efficace à la lutte contre le changement climatique à travers le monde.

Elle est revenue sur le plaidoyer que mène l’Afrique à l’international afin de bénéficier du fonds d’adaptation suite aux impacts du dérèglement climatique qu’elle subit de la part des pays pollueurs.

Mme Arlette Soudan-Nonault  a souligné également que l’Afrique réclame ce fonds, suite à sa position d’un  « continent-solution », face aux perturbations climatiques dans le monde.

 « Nous nous battons, dans les différentes conférences des parties au climat et à la biodiversité, pour avoir des fonds d’adaptation. Mon pays, la République du Congo, comme les pays majoritairement du Bassin du Congo, nous ne sommes pas des émetteurs, mais il nous manque ce qu’on appelle : les fonds d’adaptation pour passer à des transitions écologiques. C’est pour ça que nous disons, nous ne sommes pas les plus pollueurs, mais nous sommes les plus impactés, actuellement, il nous faut plus de financements pour rendre les villes plus adaptées au changement climatique,  a-t-elle dit. ACP/

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