« Charité bien ordonnée commence par soi-même », dit le proverbe. Entre SICOMINES S.A. et les communautés locales au Lualaba existe un Cahier des Chagres signé le 20 août 2021 pour la période 2021-2025. Budget prévu à cet effet : 11,58 millions de dollars américains. Secteurs retenus : électricité, eau, éducation, soins médicaux, environnement et agriculture. Entre-temps, la Sino-Congolaise des Mines S.A. continue d’intervenir dans le financement des infrastructures stratégiques dont celles des routes…

A l’heure du bilan pour le cahier des charges, il y a lieu de l’affirmer : SICOMINES S.A. a tenu ses engagements en financement des projets à caractère social dont la construction des écoles, des hôpitaux et des bureaux administratifs en plus de la fourniture en eau et en électricité.
C’est ce cadre qu’elle vient de mettre à la disposition des communautés des villages Mapendo, Mutaka et Biwaya, au Lualaba, des moyens pour l’autosuffisance alimentaire en procédant en date du 24 et 27 octobre à la distribution de 125 sacs de semences, 500 sacs d’engrais NPK et 500 sacs d’urée.
Intervenant en leur nom en sa qualité de vice-président du Conseil de développement local de Kapata, M. Ilunga a exprimé sa gratitude à la joint-venture sino-congolaise par ces propos vraiment amènes : « Autrefois, les villageois n’avaient pas les moyens d’acheter suffisamment de semences et d’engrais, ce qui rendait difficile la récolte. Aujourd’hui, SICOMINES investit et forme chaque année pour permettre à nos villageois de maîtriser les techniques de culture du maïs. Elle a résolu efficacement le problème des rations et d’augmentation des revenus des villageois. Elle améliore la capacité de développement agricole autonome des communautés».
Bien entendu, tout ne s’effectue pas que par rapport au cahier des charges. Il y a aussi des interventions ponctuelles au profit notamment de l’Université de Kolwezi et de l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA/Kolwezi), sans compter l’assistance financière accordée à la province lors de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Ce qui avait amené le directeur général adjoint de l’époque d’affirmer que « SICOMINES S.A. observe de manière rigoureuse les lois et les règlements établies en assumant ses responsabilités sociétales ».
ROUTE INGUDI-IDIOFA : DE PLAIN-PIED DANS LA PHASE II

Ses responsabilités sociétales par rapport au Gouvernement se traduisent également dans les projets dont elle a la charge du financement. Cas de la route Ingudi-Idiofa dans sa phase II.
Le 30 octobre 2025, une délégation ACGT/SYNOHYDRO 1 a inspecté les travaux en cours effectués dans le cadre du Programme Sino-Congolais. A l’issue de la visite, elle a formé trois exigences qualifiées de clés, en l’occurrence le renforcement du contrôle de qualité et la vérification systématique des matières premières ; l’optimisation des plans des travaux de saison des pluies et l’accélération des ouvrages de drainage, et l’approfondissement de la collaboration pour résoudre le problème d’alignement des routes.
On se souviendra que dans l’option levée de ne participer que dans des projets structurants, SICOMINES S.A. a résolu de suivre de près la réalisation de toutes infrastructures intégrées dans le Programme Sino-Congolais.
Elle se réjouit d’apprendre de la délégation que « Le responsable du projet a confirmé qu’une réunion spéciale sera organisée pour mettre en œuvre ces exigences, garantir la sécurité et la qualité, et viser à terminer les travaux à temps ».
LES ROCADES DE KINSHASA : LE SENAT S’IMPLIQUE !
Le suivi de près s’exerce amplement sur le projet-phare « Rocades de Kinshasa » dont la « Commission Infrastructures du Sénat » a évalué l’avancement des travaux sur le terrain, et cela sous la conduite de l’ACGT.
Dans son compte X.com, l’agence relève que «Cette mission parlementaire visait à constater de visu l’état d’avancement des travaux exécutés sous la supervision de l’ACGT ».
Vice-président de cette commission, l’ingénieur Herman Mutima Sakrini a reconnu que « C’est un grand projet ; tout le monde en parle. Il était temps que le Sénat arrive ici ».
Félicitant les Chinois et l’ACGT pour la qualité des travaux prévus initialement dans trois ans mais ramenés à deux, il y trouve un exploit. Il a toutefois déploré le non-respect des normes urbanistiques par des riverains avant d’en appeler à la cessation des abus.
La délégation a visité aussi, à la jonction des rocades, l’échangeur à trois niveaux en construction pour faciliter la fluidité de la circulation. La dernière étape a été le pont Mfuti long de 100 m de portée.
DES NOUVEAUX PONTS
Sur ces entrefaites, sur la RN 1, les ponts en béton sont progressivement en train de remplacer les ponts métalliquespour plus de sécurité et de durabilité.
« À ce jour, sur les 13 ponts conçus et en cours de construction, 9 ont été achevés avec succès (y compris le pont à ossature) et le 10ème tant vers sa fin. L’avancement de ce projet qui vise l’amélioration de la mobilité, la facilitation des échanges commerciaux et le renforcement du désenclavement des zones concernées, est un signe concret de modernisation et d’espoir pour le développement socioéconomique des provinces traversées par cette route nationale », signale SISC qui notent que « Tous les tronçons de la route Nguba-MbujiMayi (…) longs de 848 km, quittant le grand Kasaï (Centre) jusque dans le Katanga (Sud-est de la RDC), s’améliorent grâce au financement de la @SICOMINES et sous la satisfaction de la population ».
KALAMBA-MBUJI : RESPECT DES EXIGENCES
Il y a de quoi s’en féliciter d’autant plus qu’au-delà des aspects techniques, le Programme Sino-Congolais se caractérise par la création des emplois, la relance de la production et de la consommation, bref l’amélioration des conditions sociales particulièrement des populations riveraines. Ce qui se remarque déjà sur la route emblématique Kananga-Kalamba Mbuji.
Dans une vidéo mise en ligne le 25 octobre dernier, il est révélé que « Grâce aux résultats palpables du projet de construction et de réhabilitation de la route Kananga-Kalamba Mbuji initié par le Président Félix Tshisekedi et financé par la Sino-Congolaise de Mines, SICOMINES S.A. dans le cadre du Programme Sino-Congolais, le rêve tant chéri par la population du Grand Kasaï au Centre de la République Démocratique du Congo, devient une réalité avec un impact socio-économique considérable ».
On en veut pour preuve la possibilité de débourser moins de 10 dollars par bus Transco sur ce parcours alors qu’avec la moto, il en fallait 5 fois plus.
Autre avantage : les cultivateurs de Kalamba Mbuji sontmaintenant en mesure d’écouler leur production à Kananga.
Se révélant dans le jargon local, une «Route de l’Espoir», le route l’est non seulement pour le chef-lieu de la province du Kasaï Central, mais pour tout l’espace Kasaï comprenant,également, les provinces du Kasaï Oriental, du Kasaï, duSankuru et de la Lomami.
« Nous parlons de la modernisation. Cette route va supporter de charges très lourdes. L’entreprise de son côté fait de son mieux. Jusqu’ici, tout se passe très bien parce qu’elle se plie à tous les exigences contractuelles », reconnaît Denis Ilunga, chef de mission du Bureau de contrôle technique.
Pour Serge Dibwe de l’ACGT, « La route est praticable de bout en bout (…) » étant donné que le temps du parcours est sensiblement réduit en un jour. « La coopération sino-congolaise, à travers SICOMINES S.A. finance le projet. Nous espérons qu’avec cette coopération, le financement est perpétuel et le projet prendra fin dans les délais requis », ajoute-t-il.
BIENTOT LA RN 1 BANANA-SAKANIA PRATICABLE DE BOUT EN BOUT
Pour l’heure, le Grand Evénement attendu pour 2027 est l’achèvement des travaux en cours sur les 850 derniers kilomètres entre Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental) et Nguba (Lualaba).
A en croire l’ACGT, la RN 1 deviendra carrossable sur les 3.300 km partant de Sakania (à la frontière RDC-Zambie dans le Haut-Katanga) au port en cours de construction de Banana, au Kongo-Central et vice-versa.
« L’achèvement de ces travaux marquera l’avènement du Corridor de Banana pour la République Démocratique du Congo, offrant de nombreux avantages pour le pays : • Réduction des coûts logistiques ; • Création d’emplois ; • Stimulation de l’industrialisation et du commerce ; • Amélioration de la compétitivité de la RDC », déclare l’agence qui signale que « Le développement du corridor de Banana constitue ainsi un levier stratégique pour la croissance économique et l’intégration régionale du pays ».
Evidemment, SICOMINES S.A. s’en félicite pour une raison essentielle : elle est en train de remplir correctement et efficacement la mission reçue du Gouvernement congolais, celle d’interconnecter les provinces de la partie Sud du paysavant d’entamer l’interconnexion des provinces de la partie Nord, les expériences cumulées dans l’une devant profiter à l’autre.
SIMON MUTOMBO

