Kinshasa, 05 mai 2026 (ACP).- Les concerts du chanteur Fally Ipupa de la République démocratique du Congo (RDC), livrés les 2 et 3 mai au Stade de France, ont été présentés comme un levier de renforcement du rayonnement de la musique congolaise sur la scène internationale, a expliqué un opérateur culturel mardi par l’ACP.
«Les deux productions de Fally au Stade de France donnent encore plus d’ailes à la musique congolaise. Il l’a très bien promue. Grâce à son passage et à l’écho suscité autour de cet événement, de nombreuses personnes qui n’avaient pas une connaissance approfondie de cette musique ont découvert que la RDC a également un rôle à jouer dans ce domaine», a déclaré Patrick Nzazi, opérateur culturel.
Abordant la question de la reconnaissance des musiques africaines en Europe, ce denier a apporté une nuance tout en saluant la portée des prestations: «Les musiques africaines étaient déjà reconnues sur la scène européenne. Toutefois, les prestations de Fally Ipupa en ont renforcé la légitimité», a-t- il ajouté.
S’agissant de l’aspect artistique, il a mis en exergue la qualité de la production: «Un travail remarquable a été réalisé durant ces deux jours. La mise en scène, la scénographie, le décor… tous les éléments étaient réunis pour faire de ces concerts des moments exceptionnels, avec une cohérence entre les visuels et la musique exécutée», a-t- il indiqué, félicitant l’artiste et son équipe pour un événement mémorable.
Évoquant l’impact culturel, l’analyste a souligné une visibilité accrue de l’identité congolaise: «L’impact est réel: il s’agit d’un important coup de projecteur sur la culture congolaise en général et sa musique en particulier. Les origines de l’artiste sont mises en avant, ce qui favorise l’exportation de notre culture à l’échelle mondiale», a-t- il expliqué.
Projetant sur les perspectives d’avenir, il a estimé que la rumba congolaise dispose d’un potentiel prometteur.
«La rumba congolaise a un bel avenir. Pour mieux la diffuser, les musiciens doivent continuer à produire des œuvres de qualité. Par ailleurs, il revient à l’État d’organiser le secteur musical afin d’en faire une véritable industrie», a-t- il conclu.
Les concerts des 2 et 3 mai 2026 au Stade de France s’inscrivent parmi les grandes performances d’artistes africains dans cette enceinte emblématique de plus de 80.000 places. Ces deux dates ont mobilisé un large public, composé notamment de la diaspora africaine et de mélomanes européens, confirmant la montée en puissance de la musique congolaise sur les grandes scènes internationales.
L’événement a également bénéficié d’une forte couverture médiatique, contribuant à renforcer la visibilité de la rumba congolaise et des musiques urbaines africaines à l’échelle mondiale. ACP/ODM

