Culture : l’ouvrage ‘‘Trois philosophies pour un monde non-violent’’, un plaidoyer pour un monde non-violent

Kinshasa, 11 mai 2026 (ACP). – L’ouvrage ‘‘Trois philosophies pour un monde non-violent’’ de l’écrivain Miki Kasongo de la République démocratique du Congo, a été présenté dans un panel comme une réflexion sur les mécanismes de la violence et les voies de réconciliation fondées sur l’éthique relationnelle de l’Ubuntu, a appris l’ACP lundi d’une critique littéraire.

« L’ouvrage ‘‘Trois philosophies pour un monde non-violent’’ a été présenté comme une réflexion sur les mécanismes de la violence et les voies de réconciliation fondées sur l’éthique relationnelle de l’Ubuntu.

Ce livre a permis d’approfondir la compréhension de l’Ubuntu, en le mettant en dialogue avec d’autres traditions philosophiques », a déclaré, dans sa tribune, Nathacha Pemba, critique littéraire.

Selon elle, l’auteur développe une réflexion qui invite à considérer la non-violence comme une démarche concrète et profondément humaine, plutôt qu’un idéal abstrait.

« Une invitation à penser la non-violence non pas comme un idéal abstrait, mais comme un chemin concret, exigeant et profondément humain », a-t-elle expliqué.

La critique littéraire a indiqué que Miki Kasongo remet en question certaines approches classiques de la violence, notamment celles fondées sur des explications biologiques ou exclusivement sociales.

« L’auteur part d’un constat simple mais dérangeant : les explications habituelles de la violence ont tendance à déresponsabiliser l’être humain », a-t-elle soutenu.

Elle a précisé que l’ouvrage s’appuie également sur la pensée du philosophe français René Girard, selon laquelle la violence naît souvent des désirs mimétiques et des rivalités qu’ils provoquent.

« Kasongo propose un dialogue entre la simplicité et la paix intérieure de François d’Assise, la compréhension des mécanismes du désir chez Girard ainsi que l’éthique relationnelle de l’Ubuntu portée notamment par Nelson Mandela et Desmond Tutu », a ajouté Mme. Pemba.

Au cœur de cette réflexion, l’Ubuntu est présenté comme une philosophie centrée sur la restauration des liens humains et la reconnaissance mutuelle après les traumatismes.

« La force de l’Ubuntu réside dans l’importance qu’il accorde à une rationalité fondée sur la relation plutôt que sur la domination ou la séparation », a-t-elle souligné.

La critique a également relevé que l’ouvrage pose plusieurs interrogations sur l’adaptation de ces philosophies aux sociétés contemporaines et sur la possibilité de construire des politiques publiques basées sur la réconciliation plutôt que sur la punition.

« Ce texte ouvre un espace de réflexion précieux. Il rappelle que construire un monde non violent dépend aussi de notre manière de nous relier aux autres et de choisir entre rivalité et reconnaissance », a conclu Nathacha Pemba. ACP/JF

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