Musique : Empopo Loway, mentor congolais des chanteuses et architecte du son

Kinshasa, 11 mai 2026 (ACP). – Le défunt saxophoniste Empopo Loway, de la République démocratique du Congo, a été présenté par un opérateur culturel brazzavillois, joint lundi par l’ACP, comme mentor des chanteuses de renom et architecte du son pour son souffle lumineux et ses vibrations énergisantes dans les compositions musicales.

« Sa créativité et son talent se sont également révélés auprès d’autres artistes. Le nom de la grande Mpongo Love, figure emblématique de la scène musicale féminine, demeure intimement lié à Empopo, qui a contribué à sa notoriété par ses arrangements et son sens aigu de la mélodie », a déclaré Eddy Ngombé Mwéné.

« En tant que coach et mentor, il a su mettre en lumière des chanteuses talentueuses dans un milieu largement dominé par les hommes, guidant leur développement artistique et enrichissant profondément la scène musicale congolaise », a-t-il ajouté.

Concernant son rôle auprès des talents féminins, l’administrateur des Éditions TAMARIS a indiqué que les compétences d’Empopo Loway se sont confirmées auprès de Vonga Aye, révélant son flair unique pour accompagner et révéler les chanteuses.

Sur le plan de la créativité, il a précisé que le musicien a apporté sa touche à l’orchestre Tiers Monde, aux côtés de Ndombé Opetum et Sam Mangwana.

Selon lui, Empopo Loway a enrichi les arrangements et les mélodies, donnant une nouvelle dimension à l’orchestre grâce à sa maîtrise du saxophone et de la clarinette.

Évoquant l’année 1988, Mr. Mwéné a rappelé la création des Éditions TAMARIS et de l’œuvre collective “Tamaris Multistars”, réunissant Mbilia Bel, Rigo Star, Pépé Kallé, Souzy Kasseya, Dino Vangu, Ponpon Kuleta, Abby Surya, Papa Noël, Djo Mpoy et Empopo Loway.

D’après la même source, Empopo Loway y a insufflé son génie, apportant sa signature musicale faite de finesse, d’équilibre et d’élégance.

Parlant de son talent, l’opérateur culturel brazzavillois a indiqué que le saxophoniste savait faire vibrer les cœurs avec ses instruments.

Pour illustrer, il a renvoyé à l’écoute de “Faute ya commerçant” de Lutumba Simaro, où le saxophone a atteint une mélancolie rare dans un dialogue avec Sam Mangwana qui lui lance : ‘‘Loway, ko lela té’’ (Ndrl : Loway ne pleure pas).

« Décédé le 21 janvier 1990 à l’âge de 41 ans, pour moi, Empopo Loway demeure l’un des meilleurs saxophonistes de notre musique. Dans mon classement personnel, il figure dans le top 3 des saxophonistes et clarinettistes, aux côtés de Bruno Houla et Jean Serge Essous », a conclu Eddy Ngombé Mwéné.  ACP/JF

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