Culture : six ans après sa disparition, l’héritage musical de Manu Dibango salué en Afrique

Kinshasa, 30 mars 2026 (ACP).- L’héritage musical et culturel laissé par le saxophoniste camerounais Manu Dibango, décédé le 24 mars 2020, a été salué à travers l’Afrique et au-delà, six ans après sa disparition, a fait savoir  lundi  une source culturelle à l’ACP.

« Six ans après sa disparition, Manu Dibango demeure une référence majeure de la musique africaine. Son œuvre continue d’inspirer plusieurs générations d’artistes et de mélomanes à travers le continent », a déclaré  Jean-Claude Mass Mombong, animateur culturel.

Icône de la musique africaine moderne, Manu Dibango, de son vrai nom Emmanuel Dibango, est décédé le 24 mars 2020 des suites du Covid-19 à l’âge de 86 ans.

Né le 12 décembre 1933 à Douala, au Cameroun, d’un père fonctionnaire et d’une mère couturière, l’artiste avait quitté son pays à l’adolescence pour poursuivre ses études en France, avant de découvrir le saxophone et le jazz.

« Son parcours exceptionnel, du Cameroun à l’Europe, puis son passage à Kinshasa aux côtés de Grand Kallé, a contribué à bâtir une œuvre qui reste profondément ancrée dans la mémoire musicale africaine », a-t-il souligné.

Dans les années 1950, il s’installe à Bruxelles, où sa carrière prend son envol, avant sa rencontre décisive avec Joseph Kabasele, dit Grand Kallé, père de la musique moderne congolaise.

Intégré comme saxophoniste dans l’orchestre African Jazz, Manu Dibango a également séjourné à Léopoldville, actuelle Kinshasa, où il a renforcé ses liens avec la scène musicale congolaise.

Selon Mass Mombong, la sortie en 1972 de son célèbre titre « Soul Makossa » a marqué un tournant important dans sa carrière.

« Ce titre a porté la musique africaine sur les plus grandes scènes du monde et a consacré Manu Dibango comme l’une des figures les plus influentes de sa génération », a-t-il expliqué.

Reconnu pour son style fusionnant jazz, funk et sonorités traditionnelles camerounaises, l’artiste avait également mis sa notoriété au service de plusieurs causes.

Nommé artiste de l’Unesco pour la paix en 2004 et élevé au rang de Chevalier de la Légion d’honneur en 2010, il poursuivait encore ses tournées à l’occasion de ses 60 ans de carrière.

« Manu Dibango reste une légende de la musique africaine dont l’héritage demeure vivant », a conclu M. Mombong. ACP /

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