Kinshasa, 08 septembre 2025 (ACP).- Les effets de déstructuration et d’induction liés à la technologie de l’intelligence artificielle (IA) ont été analysés dans un ouvrage intitulé « Les enjeux de l’intelligence artificielle pour l’Afrique », paru lundi sur le marché international du livre, selon l’auteur interviewé par l’ACP.
« J’interroge dans ce livre les effets de déstructuration et d’induction de cette technologie, la responsabilité à engager lorsqu’une IA cause un dommage corporel, matériel ou financier, ainsi que les implications liées à la conception défectueuse d’un produit généré par un système autonome », a expliqué le professeur Jean-Marie Dikanga, auteur dudit livre.
Selon lui, l’ouvrage soulève une série de questions fondamentales sur les défis que pose l’intelligence artificielle, tout en appelant à un cadre normatif adapté pour encadrer son utilisation.
L’auteur a également indiqué avoir proposé dans ce livre, publié aux éditions Cambridge International Press, un plaidoyer pour un nouveau cadre normatif destiné à encadrer cette technologie afin qu’elle serve réellement la cause de l’humanité et, en particulier, celle de l’Afrique
« Je m’interroge également sur la nécessité pour le continent d’adopter passivement des technologies conçues ailleurs ou de développer des solutions ancrées dans ses réalités linguistiques, culturelles, économiques et sociales. L’ouvrage plaide en faveur d’une IA souveraine, éthique et adaptée aux besoins locaux », a-t-il précisé, soulignant que dans le contexte africain, ces questions revêtent, selon lui, une acuité particulière.
Jean-Marie Dikanga Kazadi est professeur à l’Université de Lubumbashi en RDC et auteur de plusieurs ouvrages, dont « Postwar Reconstruction for the Congo » (Cambridge International Press, 2025). ACP/JF

