Elikem l’Afropéenne »récit d’une identité métisse entre deux continents, deux héritages

Kinshasa, 20 octobre 2025 (ACP).- L’ouvrage intitulé  » elikem l’afropeennne »  de l’écrivaine  franco-togolaise, perçu comme une œuvre  proposant une plongée sensible dans l’intimité d’une identité métisse en quête de sens entre l’Afrique et l’Europe, a été mis sur les plateformes sociales consultées lundi par l’ACP.

 «Ce récit est celui de toutes les âmes nomades, libres, traversées par une constellation de cultures, langues et mémoires au-delà des frontiers, naviguant entre l’Afrique et l’Europe », a indiqué  Elikem, ajoutant qu’il explore la beauté et les blessures d’une identité plurielle transcendante et lumineuse.

 Elikem, c’est cette afropeennne  porteuse d’espoir, qui assume son héritage culturel de Franche Comté à la région de la Volta, pour intégrer la modernité dont elle est issue.

 « Je portais en mon sein un petit bout d’Afrique et d’Europe. Je me répète sans cesse cette phrase qui résume ma vie. Un mélange de couleurs, des différences qui s’accordent, un symbole d’amour au-delà des frontières et des préjugés, l’envie de briser les règles et d’imposer sa propre vision », a-t-elle dit.

Dans cet ouvrage de 184 pages, publié le 18 octobre dernier,   l’auteure illustre avec finesse la quête d’appartenance et d’adaptation de l’Afropéenne, qui, tel un caméléon, navigue entre cultures et identités.

 « Métisse, je me fondais, tel un caméléon, dans de multiples écosystèmes, jusqu’au point d’adopter les codes et les couleurs des gens que je rencontrais sur mon passage. Ici l’Afropéenne adopte une perspective nouvelle, calquée sur le caméléon, pour se libérer du rejet auquel elle est parfois confrontée, sommée d’appartenir à un camp ou à un autre », a-t-elle expliqué.

 Elle se réinvente en créant un univers qui cadre avec ce double héritage : « Dès lors, j’ai accepté ma véritable nature et fait fi du regard des autres, car, je suis celle qui se situe à l’intersection des mondes. Ce livre parlera à tous ceux qui se sentent entre deux mondes et qui souhaitent faire de cette position un lieu de réconciliation afin de prendre pleinement leur place. Plus qu’un témoignage, c’est une ode aux racines multiples, une invitation à bâtir des ponts plutôt qu’à ériger des murs.»

 Née à Dole, une petite cité médiévale de l’Est de la France, elle a travaillé pendant une quinzaine d’années sur le partenariat Afrique-Europe au sein d’institutions diplomatiques française, européenne et africaine.

Juriste de formation, Nancy réside à Bruxelles (Belgique).

Elle est Gestionnaire de projets au sein de l’Agence Européenne de la Recherche. ACP/JF

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