Brazzaville, 24 juillet 2025 (ACP). –Les instruments, venus de la République démocratique du Congo et d’autres pays d’Afrique, ont été dotés mercredi au musée panafricain de musique à Brazzaville, à l’occasion de la 12e édition du Festival panafricain de musique (Fespam), a appris jeudi l’ACP des organisateurs.
« Parmi les pièces reçues, il y a le pendé, le tambour, le goni, l’inanga, l’umuduri, l’inyahura et le xylophone dans les instruments venus de la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie et du Sénégal ainsi que du Rwanda, lesquels ont été réceptionnés par le Musée panafricain de la musique. Chacun est porteur d’une histoire, d’un usage rituel ou festif et d’un ancrage culturel profond », a expliqué Hugues Ondaye, commissaire général du Fespam.
« Ces dons d’instruments offerts au Musée panafricain de la musique, s’inscrit dans une dynamique ancienne du Fespam, dont l’un des piliers fondateurs est l’exposition et la préservation des instruments africains », a indiqué Honoré Mobonda, directeur scientifique de Fespam.
« Depuis sa création, le festival nourrit l’ambition de doter l’Afrique d’une mémoire organologique en constituant un véritable trésor musical collectif à travers le Musée panafricain de la musique », a-t-il renchéri.
Parlant des différents instruments dotés au musée panafricain de la musique, Abdou Sambadjiata, directeur général de la Culture de la Côte d’Ivoire, a qualifié le goni, d’une flûte jouée par des griots pour magnifier les valeurs et les mémoires d’un peuple.
De son côté, Vienvona Bobajidou, directrice des Arts et de la Culture de la Mauritanie, a souligné que l’inanga est traditionnellement réservé aux hommes lors de cérémonies importantes.
« L’umuduri, un instrument de musique Rwando-burudais, a quant à lui, été présenté comme un instrument de berceuse utilisé pour apaiser et transmettre des émotions douces », rapporte-t-on.
Ouvert au public depuis 2008 à l’École nationale des beaux-arts Paul-Kamba, ce musée est le fruit d’un long processus amorcé dès les années 1990.
À ce jour, 21 pays ont contribué à sa constitution, notamment la Libye, le Ghana et la République du Congo. Grâce à la numérisation de ses collections dans le cadre du projet Prima avec le Musée des instruments de musique de Bruxelles, ses trésors sont également accessibles en ligne.
En saluant ces nouvelles contributions à cette 12e édition du Festival panafricain de musique (Fespam) qui se tient du 19 au 26 juillet à Brazzaville, la ministre Lydie Pongault a exprimé sa gratitude envers les pays donateurs, tout en réaffirmant l’importance de ce musée de vecteur de sauvegarde du patrimoine musical africain.
ACP/C.L.

