Hommage posthume d’un musicien congolais au jazzman belge Steve Houben

Kinshasa, 22 mars 2026 (ACP).- L’empreinte musicale incarnée dans le jazz par Steve Houben, compositeur et saxophoniste belge, a été saluée dimanche, après sa disparition dans la nuit de samedi, à l’âge de 76 ans, par le jazzman Gabriel Wadigesila de la République démocratique du Congo (RDC), joint par l’ACP.

« Le compositeur, saxophoniste et flûtiste Steve Houben, qui nous a quittés à l’âge de 76 ans, avait un amour profond et indescriptible pour la musique africaine et le jazz. Dommage que l’actuelle génération ne puisse imaginer combien ce musicien, qui, au cours de sa longue et admirable carrière, a collaboré avec des artistes légendaires comme Chet Baker, Bill Frisell et Toots Thielemans, et a remporté le Django d’or du meilleur artiste belge en 2000, était exceptionnel », a-t-il déclaré.

Selon lui, le nom de Steve Houben, malgré sa disparition, est entré dans le panthéon des artistes liégeois qui ont impacté des générations et égayé les mélomanes avec des albums qui resteront éternels tels que : “O Brilho Do Sol”, “We Can’t Stop Loving You”, “Mauve Traffic”, et bien d’autres.

L’illustre disparu était aussi le père du trompettiste Greg Houben, avec qui il partageait la passion de la musique, et un complice fidèle de Guy Cabay dans de nombreux projets musicaux.

Figure majeure du jazz belge, Steve Houben, né à Liège le 19 mars 1950, a créé à la fin des années 70, une école de jazz au Conservatoire de Liège, avec l’ancien Directeur Henri Pousseur.

Il était aussi passionné par la musique classique et la musique traditionnelle. En 2012, le musicien belge avait été nommé directeur du Conservatoire royal de Liège. Il a ensuite été décoré du « Mérite Wallon » en 2016 pour sa carrière et le rayonnement apporté à la Wallonie grâce à son talent. ACP/C.L.

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