Kinshasa, 30 avril 2026 (ACP).- Vingt-six danseurs congolais ont été primés dans la nuit de mercredi, lors de la clôture du festival de danse contemporaine ‘‘Me Ya Be’’, organisée dans le nord de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, à l’occasion de la Journée internationale de la danse.
« Aujourd’hui, en recevant mon brevet en tant que danseur-interprète de la compagnie Jacques Banayanga et du festival “Me Ya Be”, je suis très heureux. C’est un premier pas important que je viens de franchir et j’espère que cela m’ouvrira des portes à l’international, tout comme en Afrique et en RDC. Je suis fier de moi et je remercie la compagnie Jacques Banayanga », a déclaré Dan Monga, danseur-chorégraphe.
« Pour moi, la Journée internationale de la danse est très importante. Elle nous permet de nous recentrer, de nous poser les bonnes questions et de reconnaître notre valeur en tant que danseurs. C’est un moment de réjouissance qui réunit les danseurs de la ville et du monde entier », a-t-il ajouté.
L’initiateur du festival, Jacques Banayanga, est revenu sur l’historique de cet événement.
« À Kinshasa, on ne parlait pas de la Journée internationale de la danse. C’est en voyageant que j’ai découvert son importance. J’ai alors décidé de mettre en place ce projet en rentrant au pays. Aujourd’hui, nous célébrons la 15ᵉ édition et je suis très heureux de la fêter avec mes frères congolais », a-t-il expliqué, avant de présenter un spectacle intitulé « Initiation à la transformation », exécuté avec 25 danseurs.
« Ce spectacle vise à initier les jeunes à la danse et à les accompagner dans leurs projets », a-t-il indiqué, précisant que cette prestation artistique a mis en avant trois valeurs essentielles : l’amour, la détermination et la projection vers l’avenir.
Créé en 2005 et concrétisé en 2011 à Kinshasa, le festival » Me Ya Be « est un projet dédié à la promotion de la danse contemporaine. Cette 15ᵉ édition anniversaire a été marquée par des émotions, de la créativité et des rencontres culturelles.
Plusieurs danseurs ont pris part à cette soirée de clôture pour célébrer ensemble la Journée internationale de la danse, dans un esprit de coopération culturelle avec des pays étrangers, notamment l’Espagne, la France et la Belgique.
La soirée a également été marquée par la remise d’un trophée de mérite à titre posthume au feu professeur Longa Fo, l’un des pionniers de la danse contemporaine à Kinshasa. Ce trophée a été reçu par sa fille, Georgette Longa Fo.
« Je suis à la fois heureuse et émue, car cela me rappelle mon père. C’est un honneur de voir qu’il a été reconnu pour son travail. Je remercie Jacques Banayanga pour ce geste », a-t-elle témoigné.
Plus d’une vingtaine de spectacles ont rythmé cette édition du festival, plongeant le public dans une véritable célébration artistique.
ACP/C.L.

