Kinshasa, 18 octobre 2026 (ACP). – La responsabilité humaine face aux drames des familles a été questionnée dans le roman intitulé « Malédiction ou part de l’Homme », d’un auteur de la République démocratique du Congo (RDC), porté samedi sur les fonts baptismaux lors d’une cérémonie organisée dans le nord de Kinshasa, la capitale congolaise.
« Ce roman, inspiré d’une histoire vraie, retrace le vécu dramatique et émouvant de la famille de Mamadou. Ce dernier est un ressortissant ivoirien qui vit à Kinshasa depuis plusieurs décennies. Dans cette œuvre, le destin des enfants de Mamadou est curieusement marqué par une misère profonde et une succession de tragédies de diverses natures. Les épreuves ont même conduit à la disparition prématurée de l’une de ses filles. Pourquoi un tel drame ? S’agit-il d’un simple coup du destin ? (…) », a laissé entendre l’auteur, Philippe Bungamuzi, lors du baptême de son ouvrage.
Selon lui, cette œuvre soulève une interrogation universelle : « S’agit-il d’une fatalité ou d’une responsabilité humaine ? Depuis des siècles, de nombreux penseurs ont tenté de lever le voile sur ce mystère. Les stoïciens, par exemple, soutenaient que le destin gouverne l’univers, mais que l’humain reste maître de ses réactions », a-t-il explicité.
Dans une perspective différente, a poursuivi l’écrivain, le philosophe existentialiste Jean-Paul Sartre affirmait que « l’existence précède l’essence », postulant que l’homme se définit d’abord par ses propres choix.
Et de renchérir : « plus récemment, les théoriciens du développement personnel, comme Charles R. Swindoll et Stephen Covey, ont popularisé la règle des “10/90”, selon laquelle l’être humain n’a aucun contrôle sur 10% des événements qui l’affectent, tandis que les 90% restants dépendent entièrement de ses réactions ».
Dans ce roman, après avoir exploré diverses hypothèses et s’être interrogé sur la volonté divine, Philippe Bungamuzi a choisi de mettre en lumière la part de responsabilité qui incombe à l’individu.
L’écrivain a précisé qu’il est souvent aisé de blâmer des forces extérieures ou son entourage.
« Pourtant, une analyse approfondie démontre que l’être humain récolte fréquemment les retombées de ses propres décisions et de ses comportements », a-t-il dit.
À l’entendre, l’atout majeur de son ouvrage réside dans sa capacité à proposer des voies de sortie.
« C’est par l’action lucide que l’on peut briser ces cercles vicieux et éviter de reproduire les tragédies vécues par la famille de Mamadou », a soutenu M. Bungamuzi, avant d’évoquer trois piliers pour briser les cycles du malheur, parmi notament la spiritualité, le travail et la vision.
Philippe Bungamuzi est un cadre bancaire et écrivain de RDC, alliant une longue carrière dans la finance à une passion pour les lettres, son parcours se distingue par son engagement envers le développement personnel et la résilience sociale.
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