Kinshasa: dénonciation de pressions et de poursuites judiciaires liées à un ouvrage

Kinshasa, 03 février 2026 (ACP).- La dénonciation de pressions et de poursuites judiciaires internationales liées à un ouvrage à Kinshasa en République démocratique du Congo a été faite par son auteur franco-camerounais, en lien avec la publication dudit livre consacré aux crimes rwandais commis en RDC, a appris mardi l’ACP de ses pages certifiées.

«Entre menaces de mort, interdiction de médias publics, sabotage de conférences et harcèlement judiciaire, le régime de Kigali et ses lobbies en France ont mobilisé tous les moyens pour m’empêcher de parler du génocide des Congolais. Je dénonce avec force les pressions et poursuites judiciaires concernant mon ouvrage», a déclaré Charles Onana, auteur de l’ouvrage intitulé ‘‘Holaucoste au Congo’’.

Selon lui, ces pressions ont visé à réduire au silence toute dénonciation des violences perpétrées dans l’est de la RDC et se sont traduites par l’interdiction, à Paris, d’un concert caritatif destiné aux enfants et aux victimes des conflits armés dans cette partie du pays.

«Ils n’ont pas hésité à interdire la tenue à Paris d’un concert au profit des enfants et des victimes de l’est du Congo. Ils ont voulu désormais interdire ce livre que vous avez apprécié pour sa documentation, ses révélations et sa dénonciation du génocide congolais», a-t-il affirmé.

L’auteur a rappelé que «Holocauste au Congo» a constitué, après «Rwanda, vérité sur l’opération Turquoise», son troisième ouvrage poursuivi en justice en France, notamment par le MRAP et d’autres associations qu’il a accusées d’être proches du régime rwandais.

« Ces associations, qui ont prétendu défendre les droits humains, ont œuvré en réalité pour l’impunité de Paul Kagame et de son action criminelle en République démocratique du Congo », a soutenu l’écrivain.

Charles Onana a estimé que son ouvrage avait alerté, dès sa publication, sur les risques sécuritaires pesant sur l’est de la RDC.

«Comme une prémonition, ce livre avait averti les Congolais du danger que Kigali avait fait peser sur leur pays. Moins de deux ans après sa sortie, les villes de Goma et d’Uvira sont tombées sous les balles des milices et des troupes de Kagame», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, M. Onana a affirmé avoir mené, avec son éditeur, une campagne d’affichage dans les métros et les gares de Paris et de Bruxelles afin de briser, selon lui, la loi du silence autour des crimes commis en RDC.

«Nous avons voulu faire entendre la voix de ces millions de victimes anonymes. Nous avons osé et cela n’a pas plu. Désormais, c’est devant les tribunaux que nous allons de nouveau nous battre», a conclu Charles Onana.

ACP/ODM

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