Kinshasa, 30 octobre 2025 (ACP).- Les éléments constitutifs de la structuration d’un article de critique d’art à l’ère de l’intelligence artificielle, ont été expliqués aux journalistes culturels évoluant à Kinshasa, en République démocratique du Congo, lors d’un atelier de renforcement des capacités organisé jeudi à l’Académie des Beaux-Arts.
«Le premier élément à prendre en compte dans l’écriture d’un article de critique d’art, c’est la description de l’œuvre. Lorsque vous vous lancez dans la critique d’art, vous devez commencer par décrire ce que vous avez vu. Dans cette étape, prenez en considération : le nom de l’artiste, le titre de son œuvre, le type d’œuvre (sculpture, peinture, performance…?), la date de sortie, le sujet principal de cette œuvre», a déclaré Jean Kamba, critique d’art congolais.
«Le deuxième élément important, c’est l’analyse de l’œuvre. Ici on étudie la construction de l’œuvre, en décrivant ce qu’on voit. On cherche à comprendre l’intention de l’artiste et surtout ce que l’œuvre exprime en premier lieu», a-t-il ajouté.
Selon lui, pour bien rédiger un article de presse sur la critique d’art, les journalistes culturels sont censés décrire, analyser et interpréter l’œuvre de manière objective.
«Vous devez faire preuve de beaucoup d’observation, d’un maximum de réflexion et d’une très bonne analyse», a indiqué Jean Kamba, ajoutant que : «une analyse se fait autant du point de vue de la forme (l’histoire) que celle du contenu (la technique) les techniques utilisées, le contexte de réalisation de l’œuvre, des esthétiques, les circonstances qui ont poussé l’artiste à la réaliser, les influences qui l’auraient encouragé».
Évoquant le point relatif à l’interprétation de l’œuvre, Jean Kamba a souligné que les journalistes spécialisés dans l’art sont censés se poser un certain nombre de questions telles que : «Quel est le message que l’artiste essaye de passer au travers de son œuvre ? , Pourquoi a-t-il créé cette œuvre ? (…)», tout en relevant également la possibilité d’expliquer en ses propres mots, le sentiment qui sort de l’œuvre, de faire une petite liste des symboles qui se trouvent dans le tableau et de chercher les liens qu’il y a entre ces derniers et le message que l’artiste souhaite partager.
L’évaluation de l’œuvre
Jean Kamba a, enfin, planché sur l’évaluation de l’œuvre qu’il a expliqué comme le résumé de toute la critique, une manière de soutenir et de montrer les points forts et les points faibles de l’artiste par rapport à son œuvre.
Cet atelier consacré à la critique d’art à l’ère de l’Intelligence artificielle est organisé en collaboration entre l’Académie des beaux-arts et l’Institut Français de Kinshasa, à la demande du collectif Réseau des Journalistes pour la culture et développement durable (RJCDD).
Il s’inscrit dans la volonté́ de renforcer les liens entre le monde de la presse et celui des arts plastiques, et surtout de familiariser les journalistes culturels avec les outils, les méthodes et les principes fondamentaux de la critique d’art. ACP/JF

