Kinshasa : restitution de la 7ème édition du Salon africain de la bande dessinée

Kinshasa, 15 septembre 2026 (ACP).- Le déroulement de la septième édition du Salon africain de la bande dessinée et de l’autre musik (Sabdam), du 11 au 13 septembre à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a été restitué mardi par les organisateurs, mettant en avant la créativité africaine, notamment congolaise, dans le domaine du neuvième art.

« Je suis particulièrement fier d’avoir mené à bien cette septième édition aux côtés de toute l’équipe de l’Acria. Elle m’a marqué plus que les précédentes, car nous avons pour la première fois réussi à atteindre la dimension institutionnelle, un cap que nous n’avions jamais franchi auparavant », a déclaré l’initiateur du salon, Barly Baruti.

Selon lui, la tenue de cette édition a été retardée par plusieurs obstacles, notamment les conséquences de la pandémie de Covid-19, après la dernière édition organisée en 2019.

« Si cette édition a tardé à se concrétiser, ce n’est pas faute de moyens, mais à cause d’obstacles successifs. La dernière édition s’était tenue en 2019, puis est survenue la crise de la Covid-19 en 2020 avec son lot de conséquences. Nous avons dû nous armer de patience et mettre ce temps à profit pour préparer une édition grandiose, comme vous avez pu le constater », a-t-il expliqué.

Former la relève après la consécration de Kinshasa

Évoquant la désignation de Kinshasa comme capitale africaine de la bande dessinée, l’initiateur du Sabdam a salué cette consécration, tout en appelant les professionnels à éviter toute complaisance.

Des participants à la 7ème édition du Sabdam

« Nous avons constaté un réel engouement chez les jeunes bédéistes, désireux d’être mieux encadrés. Notre priorité sera désormais de former la relève afin que cette consécration ne demeure pas un simple slogan », a-t-il affirmé.

Il a également salué la dimension internationale de cette édition, marquée par la présence d’artistes venus notamment de Belgique, de France, du Canada et de plusieurs pays africains.

Un événement à vocation panafricaine

Barly Baruti a indiqué avoir reçu plusieurs messages sollicitant l’organisation de la huitième édition dès cette année, alors que celle-ci est prévue l’année prochaine.

« La capitale reste Kinshasa. Mais le Sabdam étant un événement à vocation panafricaine, rien n’empêche que l’une de ses éditions se tienne à l’avenir dans un autre pays du continent », a-t-il fait savoir.

Abordant la campagne d’embellissement de la capitale initiée par le gouverneur de la ville de Kinshasa, il a salué l’intégration de la bande dessinée dans cette vision et annoncé l’implication des professionnels du neuvième art à travers des actions en faveur de la citoyenneté.

Plaidoyer pour l’accès à la bande dessinée

À l’intention des bédéistes, l’initiateur du salon a estimé que le public ne délaisse pas nécessairement la bande dessinée, mais que l’intérêt dépend largement de la pertinence des sujets abordés.

Il a, à cet effet, plaidé pour une réduction des taxes afin de permettre aux Congolais de renouer avec la lecture de la bande dessinée, comme par le passé.

Les problématiques liées au secteur ont également été abordées lors des panels organisés en marge du salon. Il a annoncé son intention de porter ces préoccupations auprès des autorités compétentes afin que des solutions appropriées puissent être envisagées.

Des hommages aux figures du neuvième art

Placée sous le thème ‘‘Bomoyi, kaka se bomoyi’’ (« La vie, rien que la vie »), la septième édition du Sabdam, organisée du 11 au 13 septembre, a rendu hommage à plusieurs figures emblématiques du neuvième art, notamment Liyolo et Denis Boyau, pour leur contribution à l’essor de la bande dessinée sur le continent.

Des visites guidées des espaces d’exposition, des ateliers de formation et des master-class ont également meublé les trois journées organisées à l’Académie des Beaux-Arts.

ACP/ JST (SP)/BA

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