La gastronomie congolaise, un élément du patrimoine culturel (Un cuisinier)

Kinshasa, 16 octobre 2026 (ACP).- La gastronomie de la République démocratique du Congo (RDC), à travers des plats traditionnels comme le pondu, fufu, kwanga et maboke, a été présentée comme un élément du patrimoine culturel national, a expliqué vendredi à l’ACP un cuisinier professionnel, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation célébrée le 16 octobre.

«Notre cuisine raconte notre histoire. Le pondu, le fufu, la kwanga, les maboke et beaucoup d’autres préparations ne sont pas simplement des aliments : ils représentent des savoir-faire transmis de génération en génération», a déclaré Héritier Mbemba, cuisinier professionnel congolais.

«Derrière chaque plat, il y a des produits locaux, des techniques, des traditions et parfois une identité propre à une région ou à une communauté», a-t-il ajouté.

Selon lui, la protection et la valorisation de la cuisine congolaise contribuent également à la préservation de l’identité culturelle du pays.

«Un peuple qui valorise sa cuisine valorise aussi son histoire. Chez nous, le repas dépasse souvent le simple fait de manger. Il rassemble. Dans beaucoup de familles congolaises, partager un repas est un signe d’accueil, de fraternité et de solidarité. Même lorsqu’il y a peu, on essaie de partager. Autour d’une table ou d’un repas familial, les générations se rencontrent, les conversations naissent et certaines traditions se transmettent», a-t-il expliqué.

À l’occasion de cette journée, placée sous le thème «Innover aujourd’hui pour nourrir demain», ce professionnel de la gastronomie a également insisté sur l’importance d’une alimentation équilibrée, variée et adaptée aux besoins de l’organisme.

«Bien manger ne signifie pas remplir excessivement son assiette. Il s’agit surtout de manger de manière équilibrée, variée, saine et adaptée aux besoins de l’organisme. La quantité ne garantit ni la qualité ni une bonne nutrition. Une alimentation correcte doit apporter à l’organisme les éléments dont il a besoin, dans des proportions raisonnables», a-t-il souligné.

«En tant que professionnel de la restauration, je dirais donc : bien manger, ce n’est pas manger beaucoup ; c’est manger mieux, avec équilibre, qualité et modération», a-t-il renchéri.

Instituée en novembre 1979 par la Conférence de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Journée mondiale de l’alimentation a été célébrée pour la première fois le 16 octobre 198.

La date du 16 octobre correspond à celle de la fondation de la FAO, le 16 octobre 1945, à Québec, au Canada.

Cette journée est célébrée chaque année dans de nombreux pays afin de sensibiliser l’opinion publique aux problèmes de la faim et de la malnutrition, de promouvoir la sécurité alimentaire et de soutenir les efforts visant à garantir à tous l’accès à une alimentation saine et nutritive. ACP/ E N / MN

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