La pérennité dans le temps, critère majeur pour qu’un artiste devienne légende musicale

Kinshasa, 14 janvier 2026 (ACP).- L’empreinte durable qu’un artiste laisse dans le temps constitue l’un des critères essentiels pour le qualifier de légende musicale, a affirmé un écrivain Franco-congolais dans une vidéo consultée par l’ACP mercredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

 « On peut résumer une légende musicale par plusieurs critères essentiels : l’empreinte que cette légende a dans le temps. Une légende doit traverser les générations, ses chansons doivent continuer à être écoutées, reprises, citées longtemps après leur sortie, parfois même après la disparition de l’artiste », a déclaré le romancier Alain Mabanckou.

« Une légende n’a pas besoin d’être constamment dans la tendance. Même lorsqu’elle est silencieuse son œuvre continue de parler à sa place. Une légende, c’est un héritage durable, une transmission, une mémoire, un artiste que le temps ne réussit pas à effacer », a-t-il ajouté. Selon lui, le mot “ Légende ” n’est pas un fourre-tout dans lequel on désigne n’importe quelle personne au hasard dans la rue.

L’écrivain a, par ailleurs, cité d’autres critères dévolus à une légende musicale.

« Une légende doit inspirer d’autres artistes. Elle crée une école, un style, une façon de chanter, une façon d’écrire ou de se produire sur scène et les artistes qui viennent après cette légende se positionnent par rapport à elle », a-t-il expliqué.

Selon Alain Mabanckou, le terme ‘‘légende’’ ne doit pas être utilisé à la légère. Il n’est pas un fourre-tout désignant n’importe quelle personne.

L’écrivain a également cité d’autres critères définissant une légende musicale.

« Une légende doit avoir une identité artistique forte. Une légende est immédiatement reconnaissable par sa voix, sa posture, son son, son écriture, sa présence scénique. On ne la confond jamais avec personne », a poursuivi Alain Mabanckou.

L’écrivain a souligné qu’une légende ne s’autoproclame pas. « Elle est reconnue par le public, par ses pairs, par l’histoire, parfois même par ceux qui ne sont pas ses fans. C’est l’œuvre qui prime avant tout pour une légende », a-t-il conclu.

ACP/UKB

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