L’architecture appelée à jouer un rôle majeur dans le développement  de la RDC

Kinshasa, 31 juillet 2026 (ACP).- Une belle architecture  comme un levier stratégique de développement durable et de  la modernisation de la République démocratique du Congo (RDC), a été recommandée vendredi,  lors d’un café culturel organisé dans la commune de Nsele à l’Est de Kinshasa par une experte en décoration.

« Souvent réduite à la conception de bâtiments, l’architecture va pourtant bien au-delà de la simple création d’espaces. Elle reflète les aspirations d’une société, traduit son identité culturelle et contribue au développement économique, social et environnemental », a démontré Mme Suzanne Mwanga, administratrice du cabinet esthétique Dédicace design.

Selon elle,  des architectes, dans la transformation du pays concilient l’innovation, l’identité culturelle et la préservation de l’environnement.

« Dans un contexte marqué par une urbanisation rapide, une forte croissance démographique et d’importants besoins en infrastructures, les architectes sont appelés à jouer un rôle déterminant dans l’aménagement du territoire », a-t-elle expliqué.

Mme Mwanga a indiqué que chaque projet architectural repose sur une vision tournée vers l’avenir ajoutant que l’architecte ne se limite pas à élaborer des plans, mais imagine des cadres de vie favorisant le bien-être, la sécurité et l’épanouissement des populations à travers la construction de logements, d’établissements scolaires, d’hôpitaux, d’infrastructures administratives ou encore d’espaces culturels.

En RDC, où les besoins en infrastructures modernes demeurent importants, une planification urbaine adaptée apparaît indispensable pour lutter contre les constructions anarchiques, préserver les espaces publics et assurer une gestion durable des ressources naturelles.

Dans cette dynamique, l’architecte est présenté comme un acteur incontournable de la création de villes plus inclusives, fonctionnelles et résilientes face aux effets du changement climatique.

Et en perspective, elle a souligné également que la modernisation ne saurait se faire au détriment de l’identité nationale.

Suzanne Mwanga a plaidé par ailleurs pour une architecture inspirée des richesses culturelles, historiques et artistiques congolaises, privilégiant l’utilisation des matériaux locaux, la valorisation des savoir-faire traditionnels et l’adaptation aux réalités climatiques du pays.

« Une telle approche permettrait de promouvoir des constructions durables, économiquement accessibles et représentatives du patrimoine national », a-t-elle dit.

Pour elle, au-delà de son impact social, l’architecture est aussi considérée comme un moteur de croissance économique.

Les grands projets de construction favorisent la création d’emplois, stimulent les secteurs du bâtiment, des travaux publics, de l’ingénierie et des matériaux de construction, tout en renforçant l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

Toutefois, cette mission exige des professionnels un sens élevé de l’éthique, de la créativité et de la responsabilité.

Les architectes sont appelés à concevoir des infrastructures économes en énergie, respectueuses de l’environnement et accessibles au plus grand nombre, afin de répondre durablement aux défis liés à la croissance urbaine et au développement humain.

La République démocratique du Congo connaît depuis plusieurs années une urbanisation accélérée qui accentue les besoins en logements, en équipements publics et en infrastructures de base.

Les objectifs de développement durable (ODD), adoptés par les Nations unies, encouragent les États à promouvoir des villes inclusives, sûres, résilientes et durables.

Dans ce contexte, l’architecture est de plus en plus reconnue comme un outil de planification, de valorisation du patrimoine culturel et de promotion d’une croissance respectueuse de l’environnement, contribuant ainsi à l’édification d’une RDC moderne et tournée vers l’avenir.

ACP/B

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