Kinshasa, 15 avril 2026 (ACP).- L’art n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale, un moment de célébration du lien invisible unissant les peuples, a expliqué mercredi à l’ACP un metteur en scène , originaire de la République du Congo, à l’occasion de la Journée mondiale de l’art.
« Pour moi, cette Journée mondiale de l’art souligne l’importance de la liberté de création et le rôle essentiel de l’artiste comme miroir de la société », a déclaré Hugues Serge Limbvani, metteur en scène et coordonnateur du Festival Maloba.
« C’est aussi une occasion de réflexion sur la professionnalisation de nos métiers afin que l’art nourrisse son homme, autant spirituellement que matériellement », a-t- il ajouté.
Cette journée concerne tous les secteurs qui constituent la culture, notamment le théâtre, le cinéma, les arts plastiques, la musique, la danse, l’architecture et autres.
Selon lui, en tant que metteur en scène dans le secteur du théâtre, il a montré que l’art dramatique reste l’un des rares espaces de dialogue direct et vivant. Il change les mentalités en utilisant la « catharsis », en permettant au public de voir ses propres acteurs représentés sur scène.
Le spectateur prend ainsi une distance critique, notamment grâce à l’humour, la tragédie ou la chronique sociale, à travers des récits de la vie quotidienne.
Par ailleurs, il a démontré que le théâtre déconstruit les préjugés et propose de nouveaux modèles de comportement sans être moralisateur.
Pour lui, la mise en scène est un acte d’engagement : si une œuvre véhicule des valeurs contraires à la vision de l’humain, comme l’incitation à la haine, la discrimination ou la déshumanisation, « je ne peux pas y apposer ma signature, afin de rester cohérent avec mes convictions personnelles et mon travail sur le plateau de scène », a-t- il conclu.
Limbvani est un homme de théâtre et de culture, passionné par la transmission et le développement artistique. Son travail se situe au carrefour de la création scénique, de l’administration culturelle et de l’engagement social. Qu’il s’agisse de mettre en scène les chroniques du quotidien ou de structurer des projets pour soutenir le statut de l’artiste, son objectif reste le même : faire rayonner la culture et construire des ponts entre les arts et la société. Il est également coordonnateur du Festival ‘‘Maloba ’’ qui s’est tenu à Brazzaville en République du Congo. ACP /UKB

