Kinshasa, 22 mars 2026 (ACP).- Le trophée du meilleur court-métrage de la deuxième édition du ‘‘Festival du film ya Kelasi’’ a été décerné samedi, à l’école chrétienne La Postérité, grâce à son œuvre « Le choix de mon cœur« , lors d’une cérémonie organisée à Kalamu, dans le centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo.
« On a tenté d’y participer, voilà qu’on gagne, donc nous sommes très contents. Bon, honnêtement, au début, on s’est lancé, on ne savait pas trop ce que ça pouvait signifier. Mais là, nous avons compris que nos enfants ont du talent et ils se sont montrés vraiment très talentueux jusqu’à arracher ce trophée », a déclaré Boniface Kabasele, préfet des études de cet établissement scolaire.
L’enseignant a, à cette occasion, préconisé l’intégration de programmes visant à promouvoir le cinéma dans le milieu scolaire en RDC.
« On minimise parfois le cinéma en milieu scolaire. Déjà, le programme national ne nous facilite pas la tâche parce qu’il n’incorpore pas cet art. Mais là, du fait du talent de nos enfants, nous sommes obligés d’injecter quelques programmes pour faciliter et promouvoir le cinéma dans les écoles. J’ai visionné tous les 12 films. En tout cas, le message partout était très nécessaire », s’est-il dit.
De son côté, Shekinah Komba, enseignant au lycée Boyokani, a salué la deuxième place obtenue par ses élèves.
« Nous sommes deuxièmes, ce qui est déjà appréciable. Compte tenu du vote et de la cotation des films, cela reste un résultat normal. Nous visions initialement la première place, mais la deuxième place reste honorable. Nous avons appris et nous comptons nous améliorer », a-t-il dit, précisant que l’intégration du cinéma dans les milieux éducatifs est d’une grande utilité.
Le cinéma scolaire, levier d’éducation, d’expression et de citoyenneté des jeunes
En ce qui concerne l’ambition du festival de rapprocher durablement l’école du 7e art, la coordinatrice de cet événement a mis en avant le rôle du cinéma comme outil pédagogique et vecteur d’engagement des jeunes.
« Le FEFIK repose sur une conviction forte : le cinéma n’est pas seulement un divertissement, mais une école formatrice. Il initie les élèves aux métiers du cinéma, développe l’esprit critique et met en lumière des thèmes majeurs de la jeunesse : école, famille, paix et cohésion sociale », a fait savoir Lydie Gongo, en présentant les 12 courts-métrages ayant participé à cette finale du festival.
La première édition du FEFIK a eu lieu en 2025 à Kinshasa. Elle s’est tenue au Centre culturel et artistique pour les pays de l’Afrique centrale (CCAPAC), avec pour principal objectif d’initier les élèves aux métiers du cinéma tels que l’écriture de scénario, la réalisation et le jeu d’acteur, tout en utilisant le 7e art comme outil pédagogique et vecteur d’éducation à la citoyenneté.
ACP/C.L.

