Les statues de maître Iyolo à l’ACP  témoignent le rayonnement de la presse

Kinshasa, 15 octobre 2026 (ACP).- Deux statues monumentales réalisées par le sculpteur, Alfred Liyolo, installées au siège de l’Agence congolaise de presse (ACP) à Kinshasa, en République démocratique du Congo ont incarné l’histoire, la force et le prestige de cet établissement public, d’après le responsable du service de  Documentation et des archives consulté jeudi.

« Ces chefs-d’œuvre en bronze, commandés à la fin des années 1970 à l’époque de l’Agence Zaïre Presse (AZAP), constituent des pièces maîtresses du patrimoine artistique national et rappellent le rôle central du média d’État dans l’écosystème politique et culturel de la RDC», a déclaré Placide Tabassenge, Directeur du service Documentation et des archives.

Le Directeur Tabassenge qui a appelé à la réhabilitation de ces deux témoins de l’histoire de l’ACP, a indiqué que leur  situation relance la question de la préservation du patrimoine artistique et culturel au sein des institutions publiques.

« Installées dans les années 1970, après que les responsables de l’agence eussent sollicité l’intervention de Maître Liyolo pour la réalisation de ces deux œuvres d’art qui ont eu pour vocation de représenter la puissance et le rayonnement de l’agence de presse à l’époque du régime de Mobutu. Ces statues  avaient pour objectifs de représenter la force incarnée dans ce media public   », a indiqué M. Tabasenge.

Maître Liyolo, un artiste au service des institutions

Reconnu pour ses réalisations artistiques, Maître Liyolo a également contribué à l’embellissement de plusieurs institutions du pays. Ses œuvres ont notamment été installées à la présidence de la République et à la Primature.

Selon M. Tabasenge, « ces statues ne sont donc pas de simples éléments décoratifs. Elles sont des témoins d’une époque où l’art occupait une place importante dans la représentation et l’identité des institutions publiques ».

« Alors que ces œuvres avaient autrefois bénéficié d’une attention particulière, leur état actuel suscite des interrogations », a-t-il dit.

Au-delà de leur valeur esthétique, les deux statues représentent une partie de l’histoire de l’ancienne Agence Zaïre Presse et de l’évolution de la presse congolaise.

«Leur abandon soulève ainsi la question de la responsabilité des institutions dans la conservation des œuvres d’art qui témoignent de leur passé », a indiqué le Directeur Tabassenge.

« La restauration et la mise en valeur de ces statues pourraient contribuer à préserver la mémoire de maître Liyolo, tout en rappelant aux générations actuelles et futures l’importance du patrimoine artistique national », a-t-il ajouté.

Alors que ces œuvres avaient autrefois bénéficié d’une attention particulière, M. Tabassenge a attribué leur abandon au manque d’entretien et à une prise de conscience insuffisante de leur valeur artistique et historique. ACP/ Ma

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