Kinshasa, 26 juillet 2025 (ACP).- L’importance de la conservation numérique du patrimoine culturel a été au centre d’une conférence , sous le thème « la photogrammétrie », organisée vendredi à l’espace culturel ‘‘Ndaku ya la Vie est Belle’’, dans la commune de Kalamu, au centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo.
«La conservation numérique du patrimoine culturel est encadrée dans un contexte juridique en ce qui concerne la propriété, la diffusion, la reproduction et la valorisation des biens culturels numérisés. Cela inclut la réforme nécessaire pour encadrer les pratiques comme la photogrammétrie dans le cadre patrimonial», a déclaré Théophile Mafuta, technicien numérique.
«L’importance de la photogrammétrie réside dans sa capacité à nous permettre d’examiner tous les aspects numériques et à obtenir des détails précis sur nos différents objets culturels, qui sont intégrés dans un logiciel», a-t-il ajouté.
Au cours de ces échanges, les organisateurs ont souligné l’avantage de la photogrammétrie pour la conservation numérique dans le domaine culturel : «Cet avantage permet de recréer des objets qui ont été numérisés auparavant, mais qui n’existent plus. Notamment, dans le musée de Mossoul, qui a été saccagé et dont de nombreux objets ont été détruits, ceux qui avaient été numérisés ont permis de créer facilement des copies».
L’objectif de la photogrammétrie est de reproduire les objets grâce à la numérisation, qui permet également aux chercheurs d’interagir à distance. Et elle permet aussi de visualiser l’objet avec précision tel qu’il se présentait à l’origine.
Laetitia Kabala, l’une des organisateurs, a, par ailleurs, expliqué que la conservation numérique du patrimoine culturel est importante et un enjeu majeur dans la gestion des objets sous contrôle des établissements culturels tels que les musées.
«Il est donc clair que la conservation numérique du patrimoine culturel est un enjeu majeur qui nécessite une réflexion approfondie et une réglementation adéquate. La photogrammétrie peut être un outil précieux pour documenter et préserver ces biens culturels de manière numérique», a-t-elle dit, avant de conclure : «il est essentiel d’établir un cadre juridique pour encadrer son utilisation dans ce contexte. Il est encourageant de voir que certains pays prennent déjà des initiatives en ce sens, et il est important que la RDC s’engage également sur cette voie pour protéger et valoriser son patrimoine culturel».
Fondateur du site médiatique culturecongo.com. Théophile Mafuta est diplômé avec une maîtrise des outils numériques les plus complexes, allant du développement web aux outils pour les enquêtes sanitaires en RDC, ainsi qu’à la modélisation 3D. Formateur en musique et civilisation congolaise à l’INA, il ancre son travail dans une profonde compréhension de la culture. ACP/UKB

