L’ouverture de l’Europe aux artistes africains contribue à l’essor de la musique congolaise  (acteur culturel)

Kinshasa, 28 août 2025 (ACP).- L’ouverture de l’Europe à la musique congolaise moderne à l’aube des années ‘80 à Paris (France), a marqué son essor  par la vulgarisation des prestations des artistes de la République démocratique du Congo et de la  République du Congo, selon un acteur culturel contacté jeudi par l’ACP.

« (…) Les artistes congolais ont lancé à l’aube des années 80 l’ère de la vulgarisation des prestations en vedette en Europe qui a marqué  l’essor de la musique congolaise moderne», a affirmé Audifax Bemba, acteur culturel.

« La libération des ondes ont entraîné l’émergence d’un nouvel état d’esprit dans le monde musical, où la « sono mondiale » affiche son engouement pour les musiques d’Afrique. Les médias audiovisuels avaient adopté les tropiques dans leurs programmations des chansons, après une indifférence décomplexée qui trouve ses origines dans la traite négrière et la colonisation», a-t-il retracé.

À l’aube des années 80, Paris est demeuré ce lieu de bouillonnement culturel.

« Ainsi, après avoir fait preuve de leur talent devant des foules africaines, dans leur pays d’origine, et bien au-delà, les artistes de la musique congolaise de variétés modernes lancent leur carrière dans un univers essentiellement d’orchestres», a dit Audifax Bemba.

L’introduction des instruments numériques dans la musique congolaise

Pour Audifax Bemba, ces échanges des années 80, avec des musiciens habitués des scènes européennes, ont permis l’introduction d’instruments numériques dans de nouvelles créations.

« Au contact des studios qui disposent d’un matériel en phase avec l’évolution technologique», a-t-il affirmé, avant de déplorer la baisse du niveau avec l’émergence envahissante de la troisième génération de la musique dans les deux rives du fleuve Congo.

« Cependant, la baisse de qualité de la musique congolaise, avec l’émergence envahissante et bruyante de sa troisième école, a vite renvoyé cette dernière à son ghetto et sous le plafond de verre brisé, un court laps de temps», a-t-il dit.

« En effet, la dynamique de ce dernier courant, qui a marqué le marché globalisé de la musique des années 1990, en se portant sur la nouvelle musique amenée par les artistes d’Afrique de l’Ouest, que les anglophones baptiseront « world music », une musique en réalité créée vingt ans plus tôt, en 1971 à Brazzaville (Congo), par un groupe d’élèves, ‘’le Group’ Rouge’’», selon Audifax Bemba. ACP /JF

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