Kinshasa, 08 septembre 2025 (ACP).- Le rôle historique de *Mayungu Manuel D’Oliveira* dans l’évolution de la musique angolaise, a été au centre d’une rencontre de réflexion tenue à Luanda, en marge du ‘’Festival da Canção de Luanda’’, a appris l’ACP lundi d’un organisateur, joint au téléphone depuis Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« Manuel d’Oliveira Mayungu a été honoré pour son héritage et son impact dans la musique angolaise lors d’une rencontre de réflexion tenue à l’hôtel Epic Sana, dans le cadre du Festival da Canção de Luanda », a déclaré le sociologue Zolana Avelino, qui a présenté un portrait profond et multiforme de l’artiste.
« À travers son parcours et son œuvre, Manuel d’Oliveira a incarné un rôle central dans l’émergence et la consolidation de la culture musicale angolaise. C’est pourquoi j’ai trouvé bon d’honorer cette figure et son manuel pour son héritage musical», a-t-il ajouté.

Selon lui, cette expérience traduit la double absence vécue par de nombreux immigrés, à la fois éloignés de leurs pays d’origine et jamais pleinement intégrés dans les pays d’accueil, d‘autant plus que l’héritage artistique durable laissé par ce pionnier de la scène musicale angolaise, considéré comme une *figure emblématique et influente* dans la promotion des valeurs culturelles nationales, a franchi le cap dans la mesure où la RDC le reconnait parmi les précurseurs de la rumba congolaise dans une anthologie.
« Malgré ses 63 années passées en exil, le chanteur n’a jamais cessé de chanter l’Angola, évoquant dans ses chansons le territoire, l’indépendance et l’attachement au terroir d’origine», a-t-il rappelé.

La rencontre, présidée par le vice-gouverneur de Luanda, Manuel Gonçalves, avait réuni plusieurs personnalités de marque, dont les musiciens Júlio Gil et Kyaku Kyadaff, les universitaires Santos Moniz et Dr Nsambu Vicente, ainsi que le général Pedro Sozinho.
Cet hommage marqué par la présence de la famille de l’artiste, s’est inscrit dans une démarche de célébration mais aussi de réflexion sur la valeur patrimoniale de la musique angolaise, considérée comme un pilier essentiel de l’identité culturelle nationale. ACP/JF

