Kinshasa, 18 octobre 2025 (ACP).- Missengue, un des titres écrits et exécutés par feu le chanteur Pierre Moutouari de la République du Congo, a été relevé, par un écrivain, comme une contribution de l’artiste au rayonnement mondial de la musique congolaise, dans une vidéo visionnée, samedi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, par l’ACP.
« La chanson Missengue n’était pas seulement une œuvre destinée à être chantée par les Congolais. Elle a traversé les frontières et les époques, jusqu’à permettre à Moutouari de faire entendre la petite voix de la République du Congo à travers le continent jusqu’aux Antilles. Je possède même des versions de Missengue en Zook, en Maloya (…) », a déclaré le romancier franco-congolais , Alain Mabanckou.
Ce tube des années 1980, enregistré en France, a valu à son auteur son premier disque d’or.
« Chanteur par excellence, il prenait la rumba dans le sens même pédagogique. Missengue sala keba Missengue, Missengue na ba nguna Missengue, c’est-à-dire la rumba dans la tradition du conseil où on demande à un individu de faire preuve de prudence dans la vie », a-t-il ajouté.
Alain Mabanckou a, par ailleurs, formulé un message de plaidoyer invitant les autorités congolaises à la protection des figures emblématiques, dont les contributions et les génies ont fait avancer la culture du pays à pas de géant.
Tout au long de sa carrière, Pierre Moutouari a marqué la musique congolaise. Il s’est illustré à la fois par sa voix, son look, ses pas de danse et d’autres chansons comme “Aïssa”, “Télégramme”, “Tout bouge”, “Julienne”…
Il s’est vu décerner, dans les années 1990, le trophée Ngoma Africa en République démocratique du Congo (RDC) en compagnie des Miriam Makeba et d’Aïcha Koné.
Pierre Moutouari est décédé le mercredi 8 octobre 2025 à Paris, à l’âge de 75 ans.
Dix jours après son décès, aucun programme officiel relatif au retour de sa dépouille ni pour ses funérailles n’a encore été communiqué.
ACP/UKB

