RDC : plaidoyer pour l’insertion de l’histoire des femmes écrivaines dans les programmes scolaires

Kinshasa, 27 mars 2026 (ACP).- Un plaidoyer sur l’inscription des femmes ayant marqué l’histoire dans la littérature dans le programme scolaire congolais a été lancé, vendredi, lors d’une conférence-débat axée sous le thème ‘’Femmes et Francophonie, les Visages de l’Engagement’’, dans la commune de Gombe  au nord de Kinshasa en République démocratique du Congo.

«Il est important qu’on puisse apprendre dans nos écoles les grandes figures de l’histoire, et plus particulièrement des figures de femmes qui ont eu un impact sur l’écriture d’un discours qui nous a tous aidés. Ces femmes doivent normalement entrer dans le programme scolaire de la RDC, quand on parlera de Mudimbé, on parlera aussi de Madame Élisabeth Bilolo. Quand on parlera d’Aimé Césaire, on parlera aussi de Paulette Nardal», a déclaré Christ-vie Lukumu écrivaine et éditrice à la maison d’éditions docsart

«C’est comme ça que les jeunes filles pourront maintenant s’identifier aussi et elles pourront aussi se dire, Il y a des femmes qui ont écrit à l’époque, qui ont changé une génération, donc moi aussi je peux faire de grandes  choses comme ces femmes l’ont fait. Comme je l’ai dit, il faut d’abord aussi les enseigner. Il faut que ces femmes puissent entrer dans nos programmes scolaires», a-t-elle ajoutée

Elle a fait savoir que, la solution passe par l’intégration de ces femmes dans les programmes scolaires, afin de permettre aux jeunes, surtout aux filles, de s’identifier à ces modèles.

Selon Christvie Lukumu écrivaine et éditrice à la maison d’éditions docsart, la problématique de l’invisibilisation des femmes dans l’histoire littéraire, constitue un frein pour son développement. Elle a expliqué aussi comment des figures majeures comme Paulette Nardal ont été oubliées, malgré leur rôle fondamental.

Dans son mot, l’écrivaine Elfia Ellesse, a, à son tour, insisté sur le fait que les femmes ont toujours contribué à la littérature, notamment à travers la tradition orale, avant même l’écriture.

«Des voix de femmes qui écrivent, qui transmettent, mais surtout qui transforment. Les femmes congolaises n’ont pas attendu qu’on leur donne la parole pour écrire. Bien avant l’accès à l’éducation, elles étaient déjà les gardiennes de la mémoire collective à travers les contes, les proverbes, les récits transmis de génération en génération», a dit Elfia Ellesse Ecrivaine

Elle a conclu que les femmes ne sont pas absentes de la littérature, mais souvent oubliées ou peu reconnues. Malgré des défis persistants notamment visibilité, accès à l’édition, mais elles jouent un rôle essentiel elles enrichissent la littérature par des récits intimes, engagés et porteurs de transformation.

Cette conférence-débat était une occasion de faire un appel à la reconnaissance, d’enseigner et valoriser les contributions des femmes pour construire une histoire littéraire plus juste et inclusive. ACP/ODM

Fil d'actualités

Sur le même sujet