Kinshasa, 3 novembre 2026 (ACP).- Trois exigences majeures ont été portées par les jeunes à l’ouverture de la rencontre nationale consacrée à la jeunesse et aux enjeux climatiques : la Local Conference of Youth (LCOY), tenue mardi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Ces assises doivent nous permettre de porter trois exigences. Il s’agit de participation effective et inclusive, l’investissement dans les solutions portées par les jeunes et le de suivi des engagements. La voix de jeunes des provinces, des territoires vulnérables doit peser dans les recommandations. Les jeunes femmes, les jeunes vivant avec handicap doivent disposer de mêmes possibilités de contribuer et d’être entendus », a déclaré Claude Mbuyi, président du conseil national de la Jeunesse (CNJ).
D’après lui, nos jeunes ont des idées et initiatives à développer. Ils ont besoin de formations, d’accompagnement technique et de financements accessibles pour leur donner de l’ampleur
Le leader des jeunes congolais a soutenu que les recommandations qui seront issues de cette conférence devront traduire leurs préoccupations en propositions précises, avec des priorités, des responsabilités et des échéances. « Pour notre part, le CNJ entend mobiliser ses relais provinciaux pour faire remonter les initiatives locales, relier les recommandations de ces assises et favoriser le dialogue entre les jeunes, les décideurs et les partenaires techniques et financiers », a-t-il dit.
Selon lui, les jeunes peuvent promouvoir la coopération, prévenir des tensions et construire des réponses communes. « La jeunesse congolaise est une force d’action, comme disait tantôt Alexis. Un partenaire du présent et une source des solutions. Elle doit pouvoir participer à la conception, à la mise en œuvre et aussi au suivi des politiques climatiques », a expliqué le président du CNJ.
« Cette ambition régit notre vision, qui est claire : capter et mobiliser le potentiel jeune sur la trajectoire du progrès de la RDC. Ce potentiel doit aussi devenir une force des résiliences climatiques et de développement durable de notre cher et beau pays, la RDC », a-t-il indiqué.
« Enfin, les changements climatiques touchent directement nos conditions de vie : les inondations fragilisent nos quartiers, les érosions menacent nos habitations, les perturbations des saisons affectent notre agriculture, et les pressions sur les ressources naturelles compromettent le moyen de subsistance de nombreuses familles », a-t-il reconnu. La LCOY vise prioritairement les enfants et jeunes de 14 à 35 ans, tout en ouvrant le dialogue à des intervenants et partenaires de différentes générations. Cette activité a connu les interventions du Coordonnateur de LCOY, Alexis-Alison Kabambi, du représentant pays du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICE), John Agbor et celle du représentant du Secrétaire général à l’environnement, Fabien Fazili.
ACP/D M/PN

