RDC : Clôture de la répartition des droits d’auteur sur une note de détermination

Kinshasa, 28 juillet 2026 (ACP).- Le quatrième exercice de la répartition des redevances des droits d’auteur des artistes de la République démocratique du Congo s’est clôturé sur une note de détermination et de satisfaction, a appris l’ACP lundi d’un expert congolais.

« Cette session de répartition des redevances des droits d’auteur aux artistes congolais s’est clôturée sur une note de détermination et de satisfaction. Elle s’est distinguée, en effet, par une avancée majeure : l’inclusion inédite des artistes plasticiens. Désormais, ces créateurs perçoivent également leurs droits d’auteur, confirmant la volonté de la Socoda de diversifier son périmètre et d’assurer une reconnaissance équitable à l’ensemble des acteurs culturels du pays », a déclaré Joe Mondonga, directeur général de la Société congolaise des droits d’auteur et des droits voisins (Socoda Coop-CA).

La Socoda a tenu à garantir l’équité. Cet expert assermenté en droits d’auteur, Joe Mondonga, a instauré dans ce processus de répartition l’usage des formulaires contraignant les utilisateurs à déclarer précisément les œuvres exploitées. Les bénéficiaires des droits d’auteur se sont informés sur la traçabilité de leurs œuvres et des différentes sources de fonds de leurs salaires différés. Cette méthode a écarté toute velléité d’arbitraire. Plus intéressant : même les artistes non affiliés, étrangers ou nationaux, ont été payés.

« Ici, il n’y a pas de trucage… je viens de recevoir mon paiement. Dans mon feuillet de paie, tout est repris, toutes les désignations, selon mes représentations et diffusions », a soutenu le plasticien Paul Bandoma.

« Ne peuvent être bénéficiaires des droits auprès de la Socoda que les œuvres d’un auteur qui ont été réellement diffusées ou communiquées au public, reproduites par les exploitants ou encore les usagers. Et les fonds perçus sont redistribués périodiquement aux artistes », a rappelé Joe Mondonga pour taire tout malentendu.

Les défis face à la modernité

Ce tandem entre le conseil d’administration, piloté par le PCA Jossart N’yoka Longo, et la technicité du directeur général de la Socoda a mis fin à l’opacité et à l’amateurisme dans la gestion des droits d’auteur en RDC. Les artistes ont noté une volonté de transparence et la nécessité de la modernisation des mécanismes de gestion collective. Les objectifs des animateurs de cette société ont été démontrés dans cette répartition, à savoir sortir leur institution de la gestion informelle.

« Les choses ont vraiment changé. Maintenant, nous accédons à nos droits sans problème et c’est déjà la quatrième fois. Cela nous réjouit et nous avons désormais confiance en la Socoda », a constaté le comédien Nsakala.

D’après cet expert assermenté, cette démarche de modernisation de la gestion des droits d’auteur est confrontée à plusieurs écueils. « Notre loi est quelque peu déphasée. Elle ne s’adapte plus à l’environnement juridique international d’aujourd’hui, parce qu’il y a les nouvelles technologies. Entre l’explosion du streaming, les web radios et la nécessité de protéger le droit de reproduction graphique, le cadre légal apparaît comme un frein aux ambitions de la structure », a indiqué Joe Mondonga. Il a soulevé cet écart criant entre la législation actuelle, héritée de 1986, et les impératifs du XXIe siècle.

Cette session, quatrième exercice de répartition piloté par le président du conseil d’administration, Jossart N’yoka Longo, et le directeur général, Joe Mondonga, a été marquée par un engouement des artistes de différentes générations au siège de la Socoda. Sous une rangée de tentes blanches, une foule hétéroclite — artistes, jeunes talents, veuves et orphelins — patientait pour percevoir ses droits.ACP/

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