Kinshasa, 28 août 2025 (ACP).- «Ebisa » un concept fondé sur le mariage endogène dans les traditions mongo, une tribu située dans la province de l’Equateur, au nord-Ouest de la République démocratique du Congo, a été relevé jeudi au cours d’un échange avec un notable à Kinshasa comme une valeur sociétale pour la protection et la gestion des problèmes familiales.
« Les peuples mongo ont un point commun sur le plan sociologique appelé EBISA, un mariage endogène qui consiste à avoir les partenaires dans la même famille pour gérer des problèmes et la richesse à l’interne ainsi que protéger des secrets », a déclaré Jean-Sylvain Likono Bokanga, notable originaire de Basankusu dans la province de l’Equateur.

Jean-Sylvain Likono Bokanga
«Dans ce type de mariage nous trouvons quatre cas de figure où une épouse stérile autorise son mari à prendre sa sœur en mariage pour avoir des enfants. Dans ce cas l’homme a l’avantage d’avoir deux femmes d’une même famille », a-t-il ajouté.
«Dans le deuxième cas, lorsque la femme est la fille unique de sa famille, elle autorise le mari à épouser sa nièce, c’est à dire la fille de son grand frère pour éviter de faire entrer dans le foyer une personne étrangère», a encore dit le notable.
Au troisième cas qui concerne le décès de la conjointe, le mari sollicite l’adoption de la petite sœur ou de la nièce comme épouse dans la belle-famille en remplacement de sa défunte femme.
Par ailleurs, la culture mongo permet à l’homme riche de prendre en mariage deux épouses d’une même famille par l’autorisation de la première épouse. Dans ce mariage les deux épouses gèrent la richesse et leur mari. Même en cas de voyage la première épouse propose à sa sœur, deuxième conjointe de voyager avec le mari ou d’aller avec lui dans une fête. ACP/JF

