RDC : la détermination, moteur de la réussite artistique selon un musicien

Kinshasa, 02 septembre 2026 (ACP).- L’inspiration, le travail et la persévérance ont été présentés mercredi par l’artiste musicien Michelino Mavatiku, lors d’une visioconférence suivie à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), comme des ressorts essentiels de toute réussite de la carrière musicale.

« L’inspiration donne l’idée, mais c’est le travail qui lui donne vie à travers le talent soutenu par la discipline, l’exercice et la persévérance », a souligné Michelino Mavatiku, ajoutant que l’épreuve peut devenir une étape vers un nouveau départ.

Dans sa réflexion sur le génie, la foi et la capacité de se relever, l’artiste a estimé que « le génie, c’est 25 % d’inspiration et 75 % de transpiration », soulignant ainsi la nécessité de conjuguer le talent et l’effort pour parvenir à un résultat durable.

Il a fait remarquer que cette réalité s’applique particulièrement au domaine artistique, où le public apprécie généralement le résultat final sans toujours mesurer les sacrifices consentis en amont.

« Derrière une œuvre qui paraît facile se cachent souvent des heures de répétition, de recherche, de doute et de remise en question », a –t-il expliqué, invitant les jeunes artistes musiciens  à considérer le travail comme une partie intégrante de leur vocation.

De la Transfiguration à Gethsémani

Dans sa réflexion, l’artiste a également établi un parallèle spirituel entre la Transfiguration et l’épisode du jardin de Gethsémani, deux moments distincts de la vie de Jésus-Christ auxquels sont notamment associés Pierre, Jacques et Jean.

Selon lui, la Transfiguration apparaît comme un moment de lumière, de révélation et d’élévation spirituelle, tandis que Gethsémani représente davantage l’épreuve, l’angoisse, la prière et l’acceptation d’une mission difficile.

« La Transfiguration et Gethsémani sont deux moments différents. L’un nous montre la lumière et la révélation, tandis que l’autre nous confronte à l’épreuve et à la nécessité de rester fidèle à sa mission », a-t-il indiqué.

Cette lecture, a-t-il expliqué, peut être transposée à la vie de l’artiste, souvent partagée entre les moments de reconnaissance et ceux de doute ou de difficulté.

« Dans une carrière, il y a des moments de Transfiguration, où l’on connaît la lumière et la reconnaissance, mais il y a aussi des Gethsémani, où l’on doit continuer malgré la souffrance et les obstacles », a-t-il fait savoir.

Pour lui, ces deux dimensions rappellent que le succès ne doit pas faire oublier le travail et que l’épreuve ne doit pas conduire au renoncement.

Le vendredi, symbole d’un nouveau départ

Évoquant la fin de la semaine, Mavatiku a considéré le vendredi comme une occasion de tourner une page, sans nécessairement renoncer à ses ambitions.

« Quelle que soit l’humeur, c’est un jour pour un nouveau départ. Vendredi reste vendredi, peu importe le reste. La semaine se termine enfin », a-t-il déclaré.

Cette pensée traduit, selon lui, la nécessité de ne pas laisser les difficultés d’une journée ou d’une semaine déterminer définitivement l’avenir.

« Un échec ne signifie pas la fin du parcours. Une semaine difficile ne signifie pas que toute la vie sera difficile », a-t-il ajouté, appelant chacun à considérer chaque nouveau jour comme une possibilité de recommencer.

Il a estimé que l’existence est faite de hauts et de bas, de réussites et d’échecs, de lumière et d’épreuves, mais que l’essentiel demeure la capacité de poursuivre son chemin avec confiance.

« Il faut savoir accueillir l’inspiration, accepter la transpiration, traverser l’épreuve et croire au nouveau départ », a conclu l’artiste.

Pour lui, le véritable génie ne réside donc pas uniquement dans la capacité à concevoir une idée ou à posséder un talent particulier, mais également dans la détermination à travailler pour transformer cette inspiration en une œuvre durable, malgré les obstacles rencontrés sur le chemin. ACP/K/ MN

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