Kinshasa, 19 octobre 2026 (ACP).- Dans la cour de l’Agence Congolaise de Presse (ACP), deux sentinelles d’immortalité montent une garde silencieuse depuis un demi-siècle. Il s’agit de deux sculptures en bronze, nées sous le ciseau inspiré et magistral du célèbre plasticien Maître Alfred Liyolo ya Mpangila qui trônent fièrement comme les témoins privilégiés d’une épopée médiatique d’exception.
Installées en 1975, sous l’ère du Maréchal Mobutu Sese Seko, ces œuvres d’art monumentales avaient reçu l’hommage direct du Chef de l’Etat lors de l’inauguration mémorable de l’immeuble de l’AZaP (Agence Zaïre presse), actuelle ACP. A cette époque pionnière où la modernité architecturale du bâtiment s’harmonisait avec le génie plastique congolais, ces pièces métaphoriques incarnaient le rayonnement universel de l’agence. Elles symbolisaient la puissance narrative d’une AZaP installée au sommet du réseau mondial de l’information, dialoguant d’égal à égal et échangeant ses dispaches quotidiens avec les titans de la presse internationale : Reuters, l’AFP, Xinhua (Chine Nouvelle), l’Agence Belga, etc.

Maître Liyolo, éminent professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa et figure tutélaire des arts visuels admiré sur tous les continents, avait façonné dans le bronze des formes aux motifs multiples, empreintes de la force spirituelle et de l’élégance congolaise. Ses créations mythiques ne paraient pas seulement le siège de l’agence nationale : elles ornaient également le Palais de la Nation, le domaine présidentiel et les jardins de la Primature, signant de son empreinte de bronze l’esthétique du pouvoir d’alors.
Un regard contemporain sur le bronze de l’Histoire
Samedi 17 octobre, lors d’un arrêt contemplatif au cœur de la cour centrale de l’ACP, à l’occasion de la visite au siège de ce média public de Mme Myoto Liyolo, fille de feu le sculpteur congolais, la haute direction de l’institution s’est recueillie devant ces pépites artistiques. Ce temps d’arrêt, empreint d’une profonde admiration pour l’illustre sculpteur désormais entré dans l’éternité, est bien plus qu’une simple visite nostalgique, il s’agissait beaucoup plus d’un acte de réappropriation patrimoniale et culturelle. En admirant la finesse des traits et la puissance expressive insufflée par Maître Liyolo, le Directeur Général de l’ACP, Bienvenu-Marie Bakumanya a saisi tout l’héritage moral et professionnel que véhiculent ces bronzés d’exception. Ce geste témoigne d’un attachement profond aux racines d’excellence qui ont fondé la réputation de l’Agence à travers le monde.
L’esprit de 1975 au service du futur
Aujourd’hui sous l’impulsion de sa direction actuelle l’ACP ne se contente pas d’égrener ses précieux souvenirs, elle en ravive le feu sacré. A l’image de ce bronze inaltérable qui défie le temps, l’ACP opère une mutation ambitieuse pour réoccuper la place stratégique qui est la sienne dans le concert des grandes agences mondiales.
De la valorisation de son patrimoine historique jusqu’à sa modernisation technologique et éditoriale, l’équipe dirigeante démontre qu’elle possède la même vision d’excellence que celle qui guidait les bâtisseurs des années 70. En honorant la mémoire des géants de notre culture comme Maître Liyolo, le leadership actuel prouve que l’ACP d’aujourd’hui s’appuie sur la grandeur de son passé pour écrire, avec audace et professionnalisme, les plus belles pages de l’information congolaise de demain. ACP/TABASENGE

